École Jean XXIII : une murale d’appartenance

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Par Stéphane Lévesque | Initiative de journalisme local
École Jean XXIII : une murale d’appartenance
(Photo : Marie-Andrée Provost)

SAINT-WENCESLAS. À l’école primaire de Saint-Wenceslas, les élèves de 5 et 6e années sont à finaliser une immense murale qui reflète leurs passions. Une initiative à la fois artistique et entrepreneuriale où une trentaine d’élèves des classes d’Alexia Crosier-Roy et Marie-Pier Provencher-Auger se sont initiés à la gestion de projet comme au graffiti avec l’aide de Maxim Charland.

«J’ai eu l’idée avec Roxanne Savoie, notre technicienne en éducation spécialisée. On voulait rassembler les élèves autour d’un projet en ce temps de COVID où la vie est moins colorée avec les restrictions. On voulait aller chercher le talent artistique de nos élèves pour les motiver à aller à l’école. C’est aussi un projet que l’on fait dans le cadre du défi OSEntreprendre. Tous ensemble, on a monté le projet de A à Z», explique Alexia Crosier-Roy, enseignante.

«On a choisi une murale pour envoyer un message: «Wow!». Quand tu arrives à l’école, tu vois les intérêts les élèves comme la musique, oui, mais aussi le sport. Notre murale va favoriser le sentiment d’appartenance tout en permettant aux élèves de croire leur potentiel», ajoute Roxanne Savoie, technicienne en éducation spécialisée.

En plus de préparer les surfaces, afin que la murale soit à leur image, les jeunes ont eu à esquisser des croquis qu’ils ont ensuite soumis à l’artiste Maxim Charland. «On l’a choisi, car il est créatif comme nos élèves. C’est un artiste de notre région. Il a déjà fait plusieurs murales», précise l’enseignante.

«C’est mon premier projet dans une école primaire. Surtout dans la période que l’on vit, c’est agréable de mettre de la couleur et du bonheur dans la vie des jeunes», indique Maxim Charland. Pour le graffiteur, c’est aussi une façon concrète de transmettre sa passion pour l’art. «Ce sont les élèves qui ont décidé de la thématique. Ils ont travaillé fort à aménager la surface et en remplissant certains espaces de la murale. C’est une belle expérience pour moi comme pour eux, je pense», dit-il en mettant l’accent sur un message positif.

«Je leur ai parlé au début du projet. Je leur ai dit qu’on est tous sur la planète pour une raison. Dans la vie, c’est important d’essayer de trouver son chemin, de croire en soi et de mettre des efforts», conclut-il.

 

Des témoignages d’élèves

«J’ai dessiné des notes. C’est la première fois que j’utilisais un rouleau à peinture. À la canette, c’était la deuxième fois. Il ne faut pas aller trop proche, car ça fait des coulisses. C’est très beau ce qu’on a fait. C’est mieux un mur plein de couleurs qu’un mur blanc»
– Léonard Lacasse

«Moi j’ai plus aidé dans la préparation. J’ai mis du ruban autour des vitres et sur les poignées de porte. J’ai également dû l’enlever. J’ai travaillé ma précision. C’est vraiment un gros projet de faire une murale qui fait un corridor au complet»

-Zoey Hingray-Pellerin

«J’ai fait des croquis pour donner mes idées. Ça mélangeait le sport et la musique. J’ai aussi fait une proposition canette. Ç’a été choisi»

-Noah Laneuville

«Moi aussi, j’ai fait des croquis. J’ai dessiné un lutrin avec une partition musicale et une armoire avec des guitares. J’ai peinturé les murs. J’ai aimé ça. On était avec un professionnel. Plus tard, dans ma maison, ça va sûrement m’aider»

-Charlye Collin

 

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