Le député espère provoquer une rencontre

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Par Sebastien Lacroix
Le député espère provoquer une rencontre
Le lock-out a été déclenché le 11 janvier dernier.

POLITIQUE. Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, croit que les démarches qu’il a mené en coulisses depuis le début du conflit à l’Aluminerie de Bécancour sont sur le point de porter fruits.

Après avoir mené des consultations auprès de travailleurs et d’autres citoyens et groupes concernés par le conflit à l’Aluminerie de Bécancour, il a fait des démarches auprès des directions du syndicat et de l’entreprise. Sans vouloir s’immiscer, il a pu constater une ouverture du côté de l’entreprise à écouter une éventuelle contre-offre du syndicat, pourvu qu’elle soit faite dans l’optique d’assurer la pérennité de l’usine à long terme.

Il a ensuite rencontré le président du syndicat de Métallos de l’ABI, Clément Masse, pour lui remettre une lettre demandant au syndicat de faire une contre-offre à l’Aluminerie de Bécancour. Il l’a également informé qu’une ouverture apparaissait possible.

Comme le président du syndicat voulait d’abord avoir l’assurance que l’employeur serait à la table pour recevoir une éventuelle contre-offre, Donald Martel lui a alors offert d’écrire une lettre au PDG d’Alcoa lui demandant des garanties en ce sens. La lettre du député a été expédiée le jour même. Si les conditions du syndicat étaient respectées, son président pourrait alors accepter de soumettre à ses instances la demande de Donald Martel de présenter une contre-offre.

Donald Martel nourrit ainsi l’espoir d’avoir provoqué une rencontre entre les parties. « Devant une situation qui risque de créer des torts considérables non seulement aux travailleurs concernés, mais à l’ensemble de l’économie régionale, il me semble évident qu’aucun moyen ne devrait être épargné pour trouver une solution au lock-out actuel », affirme Donald Martel, qui explique avoir choisi de ne pas faire de politique dans ce dossier parce que trop de gens dépendent de l’issue de ce conflit,  les travailleurs, leurs familles, les sous-traitants et le commerce de détail en général.

« J’ai estimé qu’il n’était pas utile de parader devant les caméras. J’ai choisi de m’impliquer d’une manière que je considère plus efficace, en recherchant les meilleures façons de dénouer ce conflit. Ma seule motivation est de faire tout en mon pouvoir pour faire avancer les choses », a conclu le député.

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