Des problèmes à corriger dans deux écoles de Nicolet-Yamaska

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Par Marie-Ève Veillette
Des problèmes à corriger dans deux écoles de Nicolet-Yamaska
Advenant un remplacement, l'école Paradis de Baie-du-Febvre et l'école Notre-Dame-de-l'Assomption de Saint-Zéphirin-de-Courval (photo) pourraient être reconstruites, soit sur le même terrain ou ailleurs dans leur municipalité respective. Par contre, «on n'en est pas là», insiste le directeur du Service des ressources matérielles du CSS de la Riveraine, soucieux de ne pas créer d'attentes ou de craintes au sein de la population. (Photo : Marie-Eve Veillette)

SAINT-ZÉPHIRIN-DE-COURVAL.  Le Centre de services scolaire (CSS) de la Riveraine songe à remplacer, éventuellement, deux écoles de la MRC de Nicolet-Yamaska présentant des problèmes potentiellement coûteux.

Il s’agit de l’école Paradis, à Baie-du-Febvre, et de l’école Notre-Dame-de-l’Assomption, à Saint-Zéphirin-de-Courval.

L’école Paradis présente des problèmes d’infiltration d’eau et de terrain contaminé. «L’humidité est trop élevée dans le sous-sol. Ça fait en sorte que le recouvrement de plancher colle mal [notamment dans la salle de jeux]. La solution pour corriger ce problème serait de refaire le drainage périmétrique du bâtiment. C’est quelque chose qu’on fait souvent, mais dans le cas de l’école Paradis, c’est problématique étant donné que le terrain est contaminé par d’anciennes sources de combustibles», explique Gabriel Chassé, directeur du Service des ressources matérielles.

Cela signifie que l’eau recueillie serait elle aussi contaminée. «Le ministère de l’Environnement ne veut pas qu’elle se déverse dans le réseau pluvial sans être traitée. Or, ça prendrait quasiment une usine de traitement des eaux juste pour ça. Ça fait gonfler le coût des travaux.»

D’autres alternatives ont évidemment été étudiées, comme la décontamination du terrain. «Malheureusement, la contamination est aussi présente sous la dalle de béton. Il faudrait casser la dalle et ça aussi, c’est assez cher, d’autant plus qu’il y a plein de locaux dans le sous-sol (salle de jeux, bloc sanitaire, salle des machines…).»

Après analyse, le Service des ressources matérielles du CSS de la Riveraine a jugé que régler le problème d’humidité de cette école était suffisamment onéreux pour justifier une demande de financement spécial auprès du ministère de l’Éducation. «Ça peut se traduire en conversion de bâtiment ou en projet majeur, comme un remplacement de bâtiment. L’argent provient d’une enveloppe additionnelle», indique M. Chassé.

À Saint-Zéphirin-de-Courval

De son côté, l’école Notre-Dame-de-l’Assomption est instable. Une firme d’ingénierie en structure a évalué le bâtiment et continue de faire des relevés. Actuellement, la problématique ne présente pas de danger pour les occupants. Mais le CSS de la Riveraine veut éviter de revivre un scénario semblable à celui survenu à Saint-Célestin. On se rappelle que l’école primaire de cette municipalité avait été fermée d’urgence au terme de l’année scolaire 2016-2017 en raison d’importantes fissures détectées dans les murs de fondation et un peu partout à l’intérieur du bâtiment.

«Il y aurait possibilité de stabiliser l’école, indique M. Chassé. Pour cela, il faudrait enlever les fondations, se rendre au footing, l’élargir, casser la dalle de béton actuelle et en faire une dalle structurante. Mais ce sont des coûts astronomiques.»

C’est à titre préventif que le CSS de la Riveraine se tourne vers le ministère de l’Éducation. «On veut éviter d’avoir à fermer l’école en catastrophe pour un enjeu de sécurité.» Heureusement, la situation est suivie. «L’enjeu, ici, est plus d’ordre financier. On se dit que ça ne sert à rien de mettre beaucoup d’argent dans une école si les fondations sont instables et qu’on est pour la fermer dans 7 à 10 ans, par exemple. Préventivement, c’est mieux de lever la main tout de suite auprès du ministère pour voir avec lui si l’on doit continuer à mettre de l’argent dessus, ou plutôt envisager une démolition et une reconstruction», poursuit Gabriel Chassé.

Dans ces deux dossiers, le CSS de la Riveraine s’intéresse à l’avenue du remplacement des bâtiments parce qu’il en est venu à la conclusion que leur rénovation coûterait sensiblement la même chose que leur reconstruction. Cela dit, rien n’indique que ces projets obtiendront l’accord du ministère et le financement nécessaire. «Des demandes du genre, il y en a beaucoup pour le budget dans la province», fait remarquer M. Chaussé.

Le CSS est maintenant dans l’attente d’un suivi du ministère. «On ignore quand on aura une réponse.»

 

 

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