Des combats d’épée à Saint-Célestin

Photo de Marie-Ève Veillette
Par Marie-Ève Veillette
Des combats d’épée à Saint-Célestin
Olivier Beaudreault (Photo : (Photo Marie-Eve Veillette))

SAINT-CÉLESTIN. Tous les jeudis soirs depuis le 30 septembre, des jeunes de 8 à 14 ans se retrouvent au Centre communautaire de Saint-Célestin pour une séance de cardio pas ordinaire: se livrer à des combats d’épée!

Heureusement, le jeu n’est pas dangereux puisque ce sont des épées de mousse qui sont utilisées. Durant une heure, chacun donne le meilleur de soi-même dans des combats variés, explique le responsable de l’activité, Olivier Beaudreault. « On expérimente différents modes de jeux, par équipe ou en solo (chacun pour soi). » 

Par exemple, une partie peut utiliser des points de vie. Une autre va obliger une personne qui se fait toucher à s’asseoir jusqu’à ce que son assaillant se fasse à son tour piquer. Le touche-coupe, quant à lui, amène le défi de replier sa jambe ou encore de placer son bras derrière son dos lorsque la partie du corps est touchée durant le combat.

Chaque séance est différente, mais tout aussi amusante. Les règlements de chaque combat sont bien expliqués et tout se déroule amicalement. Olivier Beaudreault précise qu’il ne s’agit pas de cours pour apprendre à manier une épée, mais bien d’une activité sportive de divertissement.

D’ailleurs, lors de la toute première soirée, les participants inscrits ont eu l’occasion de fabriquer leur propre épée. « Ils pouvaient choisir d’en fabriquer une longue ou deux petites. Elles sont faites d’un tuyau de PVC rembourré avec des cache-tuyaux; une technique bien connue sur Youtube », précise M. Beaudreault, qui greffera bientôt aux combats, si ce n’est déjà fait, d’autres types d’armes de sa collection personnelle, comme des lances et des boucliers. Il les désinfectera entre chaque utilisation pour répondre aux règles sanitaires en vigueur (COVID-19).

« Je ne savais pas à quoi m’attendre [au moment des inscriptions]. Au début, on voulait faire deux groupes (enfants et ados) mais finalement, on a tout mixé puisque l’écart d’âge n’était pas si élevé. »

Une passion qui dure

Sept jeunes sont inscrits à l’activité, qui en est à sa toute première édition à Saint-Célestin. session a été annulée. « J’avais organisé des combats cet été tout près du terrain de volleyball et la mère d’un des participants savait que je souhaitais continuer cet automne. Elle a proposé de prendre la plage horaire du badminton, qui était disponible », raconte M. Beaudreault. 

Les combats d’épée ont donc été ajoutés à la programmation officielle des Loisirs Saint-Célestin, au grand bonheur des jeunes participants et d’Olivier Beaudreault, qui peut ainsi continuer de partager sa passion en bonne compagnie, lui qui est un nouveau résident de la municipalité. « Je suis originaire de Verchères. J’ai commencé [les combats d’épée] quand j’étais au primaire. Il y avait eu une activité du genre au gymnase de l’école et depuis, je n’ai jamais arrêté! », raconte celui qui a maintenant 24 ans.

Olivier Beaudreault participe régulièrement à des activités de jeux de rôle. Il anime d’ailleurs deux événements « Grandeur Nature » auprès de jeunes et d’adolescents.

Même s’il est nouveau dans la municipalité, le jeune homme s’implique déjà beaucoup. Car en plus des combats d’épée, il anime les Louveteaux le vendredi. « J’ai fait 12 ans de scoutisme à Verchères. J’ai cessé pendant mon université car j’étudiais à Trois-Rivières. C’était compliqué de poursuivre. Maintenant, j’ai du temps », termine celui qui travaille à Victoriaville et dont la copine étudie à l’UQTR. « On est ici pour au moins deux ans. On verra pour la suite! »

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