De Bécancour à la Chine pour la prévention du suicide

De Bécancour à la Chine pour la prévention du suicide

En mai

DÉFI. Josée Simard n’est pas une sportive de haut niveau, mais elle se qualifie comme une fille qui aime bouger. Du 12 au 21 mai, elle relèvera tout un défi alors qu’elle courra sur la Grande Muraille de Chine, au profit du Centre de prévention suicide Les Deux Rives.

Le défi, chapeauté par l’organisme Courir pour la vie, comporte 4 étapes de 15 à 20 km chacune, exclusivement sur la Grande Muraille. L’aventure totalise 70 km, qui peuvent être parcourus à la course ou à la marche. Le but est d’effectuer une levée de fonds pour la prévention du suicide, appuyée par l’accomplissement d’un défi hors de l’ordinaire.

Participer à cet événement est un gros défi en soi et cela demande une bonne préparation, tant physique que mentale. «La Muraille, c’est beaucoup de marches. Je dois donc bien m’entraîner au niveau des muscles fessiers et des chevilles. J’essaye de courir de plus en plus dans des escaliers ou dans des côtes, sans compter tout le volet musculation des abdos jusqu’aux chevilles», raconte la femme de Sainte-Angèle-de-Laval.

Josée Simard s’entraîne à raison de 4 jours par semaine et ses sorties de courses sont d’environ 45 minutes à 1 heure, en plus de la musculation. «Je dois constamment garder en tête que ce ne sera pas une course sur l’asphalte. Je suis une personne compétitive, mais cette fois-ci, je crois que je ne dois pas viser de temps, mais seulement de terminer et compléter le défi.»

Le défi est d’une durée totale de 10 jours, mais en réalité, les participants ne seront que 8 jours en Chine et courront ou marcheront pendant 5 jours seulement, pour compléter le parcours de 70 km. Mme Simard reconnaît qu’à leur arrivée en Chine, il y aura un temps d’adaptation à prévoir. «En arrivant là-bas, on a une journée pour s’acclimater, le temps que le corps s’adapte, car ce n’est pas le même oxygène qu’ici. On courra en avant-midi seulement parce que les températures là-bas peuvent tourner autour de 20 à 30 degrés Celsius. Ce sera un dépaysement total!», lance-t-elle.

La participante explique que sur place, une équipe médicale accompagnera les coureurs et les marcheurs, en plus de gens responsables de la course, que ce soit pour le chronométrage, le transport, etc.

Ce sont seulement 7 Québécois qui participeront à cette aventure. Par contre, en Chine, un groupe de Français viendra les rejoindre afin de réaliser leur propre défi. De plus, un jeune les suivra pour faire un film sur leur expérience.

Évidemment, ce voyage n’en sera pas un à saveur touristique. «On aura peut-être une seule journée où on pourra faire un peu de magasinage. Je sais aussi qu’on est censé visiter un temple», souligne l’éducatrice spécialisée à la Commission scolaire de la Riveraine, qui est présentement en congé sans solde pour démarrer une entreprise.

Motivation

Les participants au Défi de la Muraille de Chine doivent être très motivés, d’autant plus que le voyage leur coûtera 5 000$ chacun. Une somme de 3 000$ doit aussi être récoltée, qui sera remise à l’organisme bénéficiaire de leur choix, en lien avec la prévention du suicide. Dans le cas de Mme Simard, il s’agit du Centre de prévention suicide Les Deux Rives. Ce montant doit être amassé d’ici le 21 mai. À ce jour, Josée Simard a recueilli 2 485$.

La femme de 45 ans a choisi de participer au défi d’abord et avant tout pour la cause. «Je crois fermement qu’il faut sensibiliser les gens au fléau du suicide», exprime celle qui a été confrontée à quelques reprises à cette problématique dans son entourage. Elle déplore d’ailleurs que la région soit l’une des plus touchées par le suicide.

Ayant fait ses études en éducation spécialisée, Josée Simard admet avoir toujours été sensible à la santé mentale et la fragilité de l’être humain. «Physiquement, c’est un mal-être qui ne paraît pas et que l’entourage peut difficilement déceler. Et quand une personne pose le geste, c’est irréparable.»

Pour elle, il est important de favoriser les bonnes habitudes de vie. «L’entraînement physique procure un bien-être inestimable. C’est tellement facile de retomber dans des mauvaises habitudes de vie, reconnaît la mère de deux adolescents de 15 et 17 ans. Je me mets en action et j’espère faire la différence, ne serait-ce qu’auprès de ma famille, de mes enfants. C’est une belle occasion pour transmettre la valeur de la persévérance à mes fils.»

Cliquez ici pour encourager Josée Simard!