Dany Guimond: du bonheur plein sa cour!

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Par Bernard Lepage
Dany Guimond: du bonheur plein sa cour!
Dany Guimond aménage une patinoire maison dans sa cour arrière depuis trois ans. (Photo : Stéphane Lévesque)

BÉCANCOUR. À l’heure où les jeunes sont critiqués pour passer trop de temps devant leur écran de téléphone, des parents ont pris les grands moyens pour leur faire prendre l’air: fabriquer une patinoire.

De plus en plus de jeunes familles s’y mettent et Le Courrier Sud a été à la rencontre d’un de ces passionnés pour découvrir ses trucs.  Habitant un duplex dans le Domaine May Bourg, dans le secteur Saint-Grégoire à Bécancour, Dany Guimond a aménagé une patinoire de 20 pieds par 40 pieds dans sa cour arrière.

La patinoire de Dany Guimond fait 20X40 pieds.

«C’est le troisième hiver que je fais ça, mais cette année, j’ai décidé d’investir un peu plus et de m’équiper avec des bandes de 32 pouces de hauteur», explique-t-il entre deux arrosages. Certains mordus vont jusqu’à afficher des commanditaires sur les bandes et dessiner des logos sur la glace avec de la peinture spécialement adaptée pour ce type de surface.

Pour la première fois, Dany Guimond a utilisé une bâche pour aménager sa patinoire au lieu d’arroser la neige comme il l’avait fait les deux derniers hivers. Première précaution: s’assurer que la pellicule de  polyéthylène ne soit pas percée afin que qu’elle puisse retenir l’eau qui gèlera avec le froid. «On remplit ça comme une piscine et il faut attendre au moins trois jours consécutifs avec un minimum de – 10 degrés Celsius avant de sauter sur la glace.» Cette année, avec l’arrivée précoce de l’hiver, le Bécancourois s’est mis à la tâche à la fin du mois de novembre et dès le 2 décembre, les premiers coups de patin étaient donnés.

 

La glace doit avoir au moins quatre pouces mais plus elle gagnera en épaisseur, mieux ce sera puisqu’elle pourra ainsi davantage résister aux redoux qui surviennent immanquablement durant la saison hivernale. «Une fois que la glace est prise comme un bloc, c’est facile puisqu’il ne reste juste qu’à l’entretenir en grattant la neige et à l’arroser», poursuit Dany Guimond dont la cour arrière est le centre d’attraction de nombreux enfants du quartier. Autre précaution à prendre: éviter d’utiliser la patinoire lors des périodes de redoux.

«C’est le troisième hiver que je fais ça, mais cette année, j’ai décidé d’investir un peu plus et de m’équiper avec des bandes de 32 pouces de hauteur»

– Dany Guimond

Même s’il utilise pour sa part de l’eau froide, rien ne vaut l’eau chaude pour l’arrosage. «La glace devient alors lisse comme un miroir», précise-t-il. Encore là, certains mordus vont jusqu’à se patenter une »zamboni maison ». L’outil de fortune consiste à brancher le tuyau d’arrosage sur une série de tuyaux de PVC assemblés pour former un genre de grattoir à neige. Perforé de trous pour faire passer l’eau, le dernier bout de tuyau, à l’horizontal sur la glace, traîne une serviette de bain qui verra à étendre l’eau uniformément sur son passage.

Une page Facebook et un site web

Ces patinoires de fond de cour deviennent de plus en plus sophistiquées et le mérite en revient en grande partie à un passionné de Saint-Jean-sur-Richelieu: Stéphane Kirouac. Celui-ci a créé en 2014 un groupe Facebook (Patinoire extérieure de cour arrière) dans lequel photos, trucs, conseils et questions sont échangés quotidiennement par les 700 et quelque membres.

Le résident de la Rive-sud de Montréal a aussi créé un site web (http://patinoire.atspace.com/) dans lequel les membres sont invités à inscrire leur patinoire.  En date du 31 décembre, un total de 117 patinoires étaient inscrites, soit près du double des 68 répertoriées en 2018-2019 et du triple (42) de l’hiver précédent.

 

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