Un nouveau timbre pour Pierre Girard

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Par Stéphanie Paradis
Un nouveau timbre pour Pierre Girard
Lumière nordique, une toile de Pierre Girard. (Photo : (Photo Pierre Girard))

SAINT-FRANÇOIS-DU-LAC.  L’artiste Pierre Girard se taille une place de plus en plus importante dans l’univers de l’illustration de timbre. Il décroche une deuxième victoire consécutive au concours Habitat faunique Canada grâce à sa toile d’oies à front blanc, Lumière nordique.

Cette année, l’artiste-peintre a raté de peu un doublé, car il est arrivé en seconde place pour la Fondation de la faune du Québec avec son hibou des marais.

Chaque année, le timbre gagnant d’Habitat faunique Canada est apposé sur l’enveloppe d’envoi de tous les permis de chasse du pays. Il s’agit d’une visibilité incroyable pour les œuvres de l’artiste, car cela les fait voyager partout, d’un océan à l’autre!

« Je ne me lasserai jamais de gagner ces timbres, parce que lorsque j’étais adolescent, je les regardais avec admiration. Je me disais que ce serait le top pour moi de me rendre là, mais ça me semblait complètement inatteignable! », témoigne le peintre animalier.

« Je suis particulièrement fier de celui-ci, parce que c’est mon préféré jusqu’à présent!, révèle Pierre Girard. Je crois que c’est mon plus réussi, si je pense aux critères, à l’anatomie de l’animal, au décor, à la lumière et à la composition une fois rapetissée en timbre. Tous les éléments se sont placés tout seuls dans ma tête! »

« Je me rappelle du dessin que j’ai fait quand on m’a invité à participer. Je faisais des croquis en déjeunant le matin, sur le coin de la table, à la va-vite. On dirait que cette fois, je voyais le résultat avant même d’avoir donné un premier coup de pinceau », dit-il.

Pierre Girard a eu la chance d’observer les oies à front blanc à Baie-du-Febvre, parmi les milliers d’oies blanches qui s’y arrêtent chaque année. Il a cependant choisi de les peindre dans l’immensité du Grand Nord, avec un paysage à perte de vue, là où elles se rendent pour nicher. « Je suis allé avec un lever du jour qui donne au ciel un côté immense, avec la lumière qui frappe sur les oies », explique-t-il.

Probablement que l’expérience y est pour beaucoup, car il participe à ces concours depuis plusieurs années. « J’imagine qu’à un moment donné, tu commences à penser différemment! Comme pour une pièce de monnaie, le cerveau doit comprendre que ce ne sera pas une toile, mais une gravure. Il faut que ce soit des lignes précises et ne pas oublier que les ombrages ne seront pas pris en compte, par exemple. »

Il s’agit du sixième timbre pour l’artiste de Saint-François-du-Lac. Il a été sélectionné trois fois par la Fondation de la faune du Québec pour son geai bleu (2001), son oie des neiges (2009) et son martin-pêcheur (2020), et trois fois par Habitat faunique Canada pour sa sarcelle à ailes vertes (2010), son canard branchu (2018) et son oie à front blanc (2022). Il est même arrivé ex aequo à deux occasions, ratant la première place à un cheveu pour des détails de graphisme et de clarté.

À noter que les artistes ne peuvent participer chaque année aux concours. Après une victoire, il faut attendre un an pour la Fondation de la faune du Québec, et quatre ans pour Habitat faunique Canada.

Pierre Girard a également illustré des pièces de la Monnaie royale canadienne. En effet, sa chevêche des terriers a été sélectionnée en 2018, son fond marin en 2020 et sa tortue mouchetée en 2021.

Il est possible de voir les œuvres de Pierre Girard sur sa page Facebook.

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