« Tous les mots se heurtaient dans ma tête »

NICOLET.  Katherine Auger voulait libérer son esprit des relations toxiques qu’elle a vécues. En une seule fin de semaine, elle a rédigé une centaine de pages de ce qui allait devenir son tout premier livre, Pour ses elles. « Tous les mots se heurtaient dans ma tête », dit-elle.

« C’est lourd, c’est franc, c’est direct, c’est vrai, c’est honnête, c’est juste. C’est une tempête d’émotions : je vais te faire rire, je vais te faire pleurer, je vais te faire rager, mais au bout du compte, ça fait du bien », mentionne l’autrice.

« Depuis que je suis toute petite que j’écris pour me libérer. C’est un moyen que j’ai trouvé qui était facile pour moi ».

Pour ses elles est un récit rédigé de la plume de la Nicoléaine Katherine Auger et qui aborde tout ce qui a trait aux relations toxiques : l’abus financier, l’abus sexuel, la manipulation. « C’est raconté en flashback, comme si tu étais assis avec moi dans mon salon et que je te racontais ce que j’ai vécu. Il n’y a rien de chronologique, mais tout a du sens », explique l’autrice.

Si elle s’est tout d’abord servie de l’écriture comme d’un exutoire, Mme Auger est persuadée que ses mots pourront aider d’autres personnes avec ce qu’elles vivent ou avec ce qu’elles ont vécu. « Depuis que j’ai lancé le livre, je reçois des messages presque toutes les semaines pour me remercier d’avoir écrit ces mots-là qui ont su aider des femmes, et pas nécessairement en lien avec les relations toxiques, mais avec les relations en général », révèle-t-elle. L’autrice explique également que cela peut aider les lecteurs à développer plus de compassion et de bienveillance envers les femmes qui vivent ce genre de relation. « Ça peut aider à plus large spectre que ce que je pensais initialement », ajoute-t-elle.

Et Mme Auger, a-t-elle réussi à trouver du réconfort dans cet exercice d’écriture? « Oui, vraiment! C’est comme si une fois que les mots ont été mis sur papier, une page s’est tournée. C’est un peu comme la première étape d’une thérapie!, explique la Nicolétaine. Quand tu finis de lire le livre, tu te sens mieux. Moi, je me sens mieux. »

Mise à nu de l’âme

Lorsque Katherine Auger a écrit ses premiers mots traitant des relations toxiques, elle n’avait pas du tout l’idée de les publier. C’est un ami, à qui elle a fait lire les premières pages, qui lui a dit qu’il y avait du bien à en tirer.

Elle qui ne parle généralement que très peu ouvertement de ses expériences personnelles a choisi d’enlever son bâillon et de mettre son âme à nu. « Ce sont des histoires qui se déroulent entre les quatre murs d’une maison et qui ne sont jamais exprimées, parce qu’il y a de la peur. C’est ce qui fait en sorte que c’est un discours qui est dur à lire. C’est comme une claque au visage, mais il faut le lire », insiste Mme Auger.

Il est possible de se procurer le récit Pour ses elles en communiquant directement avec elle sur sa page Facebook (Pour ses elles), ou encore en personne aux Délices d’Audrey Rainville ou encore chez Fleuriste Savard, tous deux situés à Nicolet.

« Je me laisse porter par la vague! C’est mon premier livre, alors je ne sais pas trop dans quoi je m’embarque, mais la réponse est assez positive pour le moment, donc je suis très contente! », conclut-elle.

Katherine Auger a déjà commencé à rédiger une suite à Pour ses elles qui devrait paraitre d’ici la fin de 2023.