Machine de Jo Cormier : êtes-vous un robot?
BÉCANCOUR. Après avoir comparé l’humain à l’animal dans son premier spectacle, l’humoriste Jo Cormier revient dans la région avec son deuxième one-man-show intitulé Machine. Fasciné par le genre humain, c’est à la machine qu’il le comparera cette fois.
“Le show part d’une question philosophique à laquelle j’essaie de répondre, raconte le natif de Gentilly, à Bécancour. Je me rends compte que je suis un gars qui se pose beaucoup de questions, alors quand je me retrouve devant mon ordinateur et qu’un site internet me demande si je suis un robot, je prends le temps d’y répondre!” Ce questionnement l’amène a une déclinaison de comportements robotiques de l’humain et de gestes devenus automatisés.
Jo Cormier se questionne et partage ses réflexions, de manière authentique et sans filtre, sur la présence accrue de la technologie et des écrans ainsi que de l’emprise qu’ils ont sur nous. “À quel point l’humain veut être performant grâce aux machines? Parfois, on a des complexes en tant que société et on en veut toujours plus, alors que, finalement, on est un genre de grand singe qui aime être sur une plage!”, constate-t-il.
“Je pense que c’est une des plus belles phrases que mes parents m’ont dites lorsque j’étais plus jeune : L’erreur est humaine. Je ne comprends pas pourquoi on tente de s’en éloigner de plus en plus, parce que c’est ce qui fait qu’on apprend. J’ai peine à croire qu’on doit éradiquer les erreurs”.
Malgré le sérieux de certaines de ces réflexions, il saura bien faire rire son public grâce à son “bagou”, comme il se plait à dire. “Ça a l’air plus cérébral que ça l’est vraiment! Ce l’est des fois en période d’écriture, mais je reste un petit bonhomme rigolo, autant physiquement que mentalement!, dit-il. Le but, c’est de réussir à se marrer de nos travers pour s’en libérer un peu. C’est livré avec beaucoup d’amour et beaucoup d’autodérision.”
Ce grand observateur de l’humain est fasciné par les gestes du quotidien et les interactions. Il se demande si cet intérêt particulier n’est pas né du fait qu’il est un enfant unique élevé en campagne. “Il y a des jours où je sortais dehors et que je rentrais le soir, et que je n’avais pas vu tant de monde que ça!”, lance-t-il.
Si l’humain demeure son sujet de prédilection, Jo Cormier croit avoir acquis une plus grande confiance en ses moyens sur scène. “J’ai fait beaucoup de spectacles et je les ai joués différemment, alors du début à la fin d’Animal, j’ai vu l’évolution, révèle l’humoriste. J’ai aussi moins d’égo face à mes blagues, c’est-à-dire que si elle n’est pas bonne, j’accepte qu’elle ne soit pas bonne et je vais la travailler ou lâcher prise si elle ne fait pas rire. J’estime que c’est tout à mon honneur et à l’avantage du public. Le lâcher-prise donne également lieu à de meilleures performances parce que je suis plus dans le moment présent.”
Jo aux fourneaux avec Nuls en chef
Comme toujours, c’est avec le cœur que Jo Cormier choisit les projets auxquels il participe. Il a dernièrement participé à l’émission de compétition culinaire Nuls en chef, en onde cet hiver.
“Quand on m’a proposé de faire de la cuisine avec un professionnel, John Mike, ils m’ont vendu l’émission!, lance Jo Cormier. J’adore regarder quelques émissions de cuisine et j’adore cuisiner, même si je ne suis pas bon! Ça me fait triper d’apprendre.”
En plus des ateliers culinaires, il a adoré la brigade qui l’accompagnait.
“Ce que je retiens le plus de cette expérience, c’est que je suis un homme qui prend son temps. Les minuteurs, ce n’est pas fait pour moi! J’ai aussi confirmé des choses sur moi : en moment de stress, je ne ferme jamais ma gueule! J’ai le discours interne le plus extériorisé du Québec!”
Malgré qu’il soit parti relativement tôt dans l’aventure, il est revenu à la maison avec un nouveau talent en poche, les œufs bénédictines, recette dont sa famille a pu profiter à quelques reprises déjà!
En 2026, Jo Cormier sera en spectacle avec Machine à Trois-Rivières les 6 et 7 février à la salle Louis-Philippe-Poisson ainsi que les 31 juillet et 1er août à la salle Anaïs-Allard-Rousseau.
Il sera également de passage à Bécancour le 4 avril à la salle Yvon-Guimond ainsi qu’à Baie-du-Febvre le 12 septembre au Théâtre Belcourt, puis à Saint-Casimir le 21 novembre.
