Le goût sucré de la Bazooka, le premier roman de Martin Boisclair

SAINT-LÉONARD-D’ASTON.  Récemment, au complexe Chez Boris de Saint-Léonard-d’Aston, Martin Boisclair a lancé son premier roman intitulé Le goût sucré de la Bazooka.

S’il s’agit de sa sixième publication, c’est la première fois qu’il présente, à compte d’auteur, un roman. Et celui-ci s’inspire autant de sa propre vie que de la pièce solo Chroniques du dépanneur qu’il a écrite et jouée il y a une douzaine d’années.

En entretien téléphonique, celui qui a grandi au dépanneur de la municipalité (Accommodation Boisclair) et qui est aujourd’hui comédien, metteur en scène, directeur et coordonnateur artistique et bien entendu auteur, a expliqué que sa nouvelle publication explorait la mémoire familiale, mais aussi les blessures intimes et la fragile force des liens humains. “Pendant la pandémie, on m’avait suggéré de faire de la pièce un roman. J’ai donc pris le matériel de Chroniques du dépanneur et l’ai bonifié de 31 chapitres”, explique-t-il.

Il explore donc la vie de ce petit garçon qui vit dans le dépanneur (le logement adjacent) dans les années 80 et qui est en admiration devant son père. Tout ça par l’entremise de cet homme qui revient sur les lieux de son enfance. “Ça lui fait remettre en question une période de sa vie et un deuil”, annonce Martin.

Et pour les gens de Saint-Léonard-d’Aston et des alentours, ils reconnaîtront, dans le récit, plusieurs personnages et des lieux également. “Avec une trame narrative intéressante qui permet de s’accrocher à l’histoire”, estime l’auteur en ajoutant que le livre proposait également beaucoup d’humour.

Martin a bien aimé s’occuper de tout le processus de publication de ce livre. S’il se dit content du résultat, les lecteurs semblent aussi vouloir découvrir l’histoire puisque 150 copies ont été précommandées en une vingtaine de jours.

Quant au titre, il fait référence, comme plusieurs l’auront deviné, à cette gomme balloune de l’époque (qui existe encore) qui, en plus de la friandise sucrée, propose une bande dessinée présentant les aventures de Bazooka Joe. “J’en ai tellement mâché. C’est un clin d’œil au passé et ça crée une image sympathique”, ajoute Martin.

Le livre est désormais disponible et on peut se le procurer en contactant l’auteur par courriel à martinboisclair@icloud.com. On peut également le joindre par les réseaux sociaux. Il est possible pour lui de livrer dans certaines municipalités, dont Saint-Léonard-d’Aston où le point de dépôt sera, il va sans dire, le dépanneur familial dirigé depuis plusieurs années par sa sœur Louise.

Martin Boisclair a bien apprécié l’écriture de ce roman. Il avait déjà exploré d’autres genres littéraires avec des publications du spectacle solo, de la pièce En attendant Étienne, mais aussi avec Histoire de mon village qu’il signe avec deux autres auteurs, grâce au collectif Ma première fois et les deux éditions de La vraie nature, auxquelles il a collaboré. 

Mais avec ce roman, il a découvert qu’il avait dans ses tiroirs plusieurs projets et idées qui pourraient bien constituer une suite. “Il y a une constellation de personnages et de situations que je pourrais lier afin de faire deux ou trois romans”, estime-t-il.