La nostalgie festive des Gars du Nord s’amène à Baie-du-Febvre

MUSIQUE.  Les Gars du Nord seront en spectacle le 3 octobre au Théâtre Belcourt de Baie-du-Febvre avec la tournée tirée de leur plus récent album Les années tranquilles. 

Sur scène, Les Gars du Nord livrent une expérience festive et contagieuse, où les sonorités celtiques rencontrent l’énergie du country acadien. 

« Ça se veut très festif, mais c’est aussi un voyage dans le temps à travers les souvenirs, que ce soit ceux des spectateurs ou encore de leurs parents ou grands-parents qui leur racontaient des histoires de leur époque. On aborde des réalités des années 1920 à 1960 dans nos histoires. On aime plonger les gens dans cette époque, autant dans notre musique que dans notre allure sur scène », raconte Wilfred LeBouthiller, membre des Gars du Nord. 

Danny Boudreau, Maxime McGraw, Jean-Frédéric Lizotte, Nicolas Basque, Danny Bourgeois, Mike Bourgeois et Wilfred LeBouthiller roulent leur bosse avec Les Gars du Nord depuis maintenant 13 ans. 

Ce qui était, au départ, un projet de quelques spectacles pendant les Fêtes dans les Maritimes a fini par prendre de l’ampleur. 

« Au début, on faisait des reprises d’autres artistes du répertoire traditionnel, mais on voulait éventuellement chanter nos propres chansons. On a donc commencé à écrire nos chansons. C’est parti des histoires qu’on racontait dans nos spectacles par rapport à nos souvenirs et ceux de nos parents et grands-parents. De fil en aiguille, on a créé un univers qui nous appartient. On a greffé des personnages, au fil des ans, dans nos chansons et on les fait vivre d’album en album », précise Wilfred LeBouthiller. 

Le groupe connaissait un beau succès du côté du Nouveau-Brunswick. Tranquillement, des demandes sont venues de festivals dans l’est du Québec, puis d’ailleurs vers l’ouest. 

« Sur Spotify, là où on était le plus écouté, c’était aux Îles-de-la-Madeleine, en Gaspésie et sur la Côte-Nord. C’est là qu’on a commencé à sentir que notre musique pouvait s’exporter à l’extérieur du Nouveau-Brunswick, ajoute-t-il. À la basse, c’est un style de musique qui plaît beaucoup au Nouveau-Brunswick. Après notre premier album, Les fils du père, on a senti qu’un engouement commençait à émerger au Québec. Plutôt que d’entrer au Québec par Montréal, on l’a fait par les régions et, tranquillement, on présente nos chansons de plus en plus vers l’ouest. »

Il remarque que le bouche-à-oreille a eu un effet important dans la croissance de la popularité des Gars du Nord au Québec. Le côté rassembleur et nostalgique de leur musique semble toucher une corde sensible chez bien des gens. 

« On est des nostalgiques à la base et je pense que notre nostalgie rejoint les personnes nostalgiques comme nous. Ça a tellement avancé vitre dans les 20 ou 30 dernières années! On s’est laissé porter et les nouvelles technologies se développent à toute vitesse. On est tellement loin du monde qu’on a connu enfant. C’est la nostalgie de ces années-là qui ne reviendront plus. C’est une nostalgie dans laquelle on est bien et on sent qu’on fait du bien aux gens aussi. On est là pour faire vivre une émotion aux gens, mais c’est une émotion qui existe en eux. »

À travers leur tournée, Les Gars du Nord ont récemment complété l’écriture de leur prochain album, dont la sortie est prévue à l’automne 2027. « On a déjà des spectacles bookés pour cet album qui n’existe pas encore, lance Wilfred LeBouthiller en riant. On carbure à la pression. De savoir qu’il y a une nouvelle tournée qui s’en vient pour notre album qui sera enregistré cet hiver, ça nous stimule », conclut-il.