Cristobal Antonio Hernandez Tipacamu: partir pour mieux revenir

Stéphane Lévesque
Cristobal Antonio Hernandez Tipacamu: partir pour mieux revenir
Cristobal Antonio Hernandez Tipacamu en compagnie de Félix Leblanc (Photo : courtoisie)

PORTRAIT. Appuyé par Félix Leblanc, formateur en Agrifrancisation, Cristobal Antonio Hernandez Tipacamu travaille ardemment à apprendre la langue française. Originaire du Chiapas, au Mexique, le travailleur temporaire agricole à la ferme Marjolaine de Bécancour aspire un jour à s’installer de façon permanente au Québec avec les siens.

«C’est la deuxième année que je viens ici. Je vais bien. J’aime ça ici. Les gens sont de très bonnes personnes. Ils sont accueillants. Le climat est intéressant. J’ai découvert le hockey», confie Cristobal Antonio Hernandez Tipacamu qui arbore à l’occasion une casquette des Canadiens de Montréal.

«Je travaille pour ramasser de l’argent pour aider un de mes enfants qui a des problèmes auditifs. J’ai une femme et trois enfants. Je m’ennuie un peu, mais ça vaut la peine d’être ici», souligne celui qui, au moment de l’entrevue, était à quelques jours de retourner dans son pays après un séjour de 9 mois à la ferme laitière de Monsieur Mailhot, juste à temps pour fêter Noël, après sa quarantaine. Un retour au Mexique où son formateur en Agrifrancisation Félix Leblanc l’invite d’ailleurs à continuer son apprentissage du français en ligne.

«Je rencontre Cristobal chaque semaine. C’est une activité de formation et d’intégration où je me déplace dans son lieu de travail. Parfois, on s’assoit et on travaille sur différentes notions comme les expressions locales et des termes reliés au travail. Mais souvent, on va se déplacer pour axer sur du pratico-pratique, sur les besoins de la personne. Par exemple, on va aller à l’épicerie. On va demander à des gens sur place des aliments. En plus d’apprendre le français, cela favorise l’intégration», explique l’illustrateur de métier qui s’est pris d’affection pour les Sud-Américains lors d’un voyage, il y a quelques années.

«Ça me fait plaisir d’aider les gens qui veulent s’installer ici. J’aime être là pour eux», conclut Félix Leblanc.

(Collaboration spéciale)

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