Les dévouées de Sainte-Gertrude

BÉCANCOUR. Rares sont les activités à Sainte-Gertrude dans lesquelles Sylvie Lachance et Isabelle Mayrand ne sont pas impliquées. Bénévoles dans l’âme, les deux femmes d’action qui carburent aux projets voient dans leurs initiatives une façon concrète d’être rassembleuses. Une nécessité dans une petite communauté selon les dévouées de Sainte-Gertrude.

«Dans un petit village comme le nôtre, tout le monde connait tout le monde. Je trouve ça le fun qu’il s’y passe quelque chose. C’est pour ça qu’on organise des activités, pour que les gens se côtoient», souligne Sylvie Lachance.

Altruiste dans l’âme, il faut ajouter évidemment le fait de faire plaisir, pour Isabelle Mayrand. «J’aime ça voir des étoiles dans les yeux des gens. Quand ils sont arrivés à l’exposition de photos à l’église, il fallait voir les yeux des personnes qui venaient visiter! Ça me faisait triper. On n’a pas fait ça pour rien. C’est parfois très touchant, des gens pleurent de joie de voir des souvenirs de leur enfance. Même chose lorsque l’on a organisé les deux visionnements des parties de Samuel Montembeault».

Une rencontre marquante

Native de Montréal, Sylvie Lachance commence à s’impliquer à l’école Despins lorsque ses enfants la fréquentent. «J’étais dans le comité de parents mais j’étais presque bénévole à temps plein», dit-elle en riant. C’est à l’école qu’elle fait la rencontre d’une autre maman dévouée en la personne d’Isabelle Mayrand, une fille de la place.

Cette bonne habitude d’implication va perdurer dans le temps pour les deux dynamiques femmes. «Quand nos enfants ont grandi, on a commencé à s’impliquer dans la Fête nationale et dans le comité de loisirs de Sainte-Gertrude», rappelle Sylvie Lachance

L’exposition de photos

Il y a quelques années, le fils de Sylvie Lachance devient guide pour l’église de Sainte-Gertrude. Belle occasion pour visiter d’autres lieux de culte des environs. On se rend rapidement compte qu’outre la beauté du lieu, l’église du coin a peu à montrer pour attirer les visiteurs. Une idée naît: une exposition de photos sur Sainte-Gertrude avec, en bonus, un petit café que l’on installe dans la sacristie de l’église.

Une façon concrète de renouer avec sa passion du passé pour Isabelle Mayrand.  «Étudiante, j’aurais voulu travailler dans les archives. Je me rappelle d’avoir regardé pendant des heures nos vieilles photos de famille. Ces souvenirs, ça me permet de mieux comprendre mon village. J’ai l’impression de connaître tout le monde à Sainte-Gertude», dit Isabelle en riant aux éclats. «Plus sérieusement, on apprend l’histoire du Québec et c’est bien. Mais l’histoire de nos villages, ça fait partie de l’histoire du Québec. Je pense que si l’on connaît mieux l’histoire de notre village, on va avoir un meilleur sentiment d’appartenance à notre communauté».

Primeur, un livre est en voie de naître pour 2019 ou 2020. «Ce sera un ouvrage qui porte sur l’histoire de Sainte-Gertrude. Une belle façon pour les visiteurs de notre exposition de garder un souvenir», précise Isabelle Mayrand.

Samuel Montembeault

Gracieuseté du Courrier Sud, le 23 juin à Sainte-Gertrude, les admirateurs de Samuel Montembeault ont pu recevoir une photo de la fierté d’une région.

Outre l’exposition de photos qui en est à sa deuxième année en 2019, le phénomène Samuel Montembeault, un gars de la place, occupe Sylvie Lachance et Isabelle Mayrand.

«Il y a deux ans, quand il était junior, on l’avait invité à la Fête nationale. Il avait amené ses chandails. On avait fait imprimer des petites photos pour les autographes. On est fier de lui depuis longtemps! Quand il a eu son premier match dans la Ligue nationale, on a organisé une soirée de visionnement. C’est vraiment une fierté pour notre petit village de voir que l’un des nôtres joue dans la meilleure ligue de hockey au monde. C’est aussi très inspirant pour les jeunes de Sainte-Gertrude», souligne Sylvie Lachance.

À l’invitation des deux bénévoles, Samuel Montembeault était de nouveau présent à la Fête nationale à Sainte-Gertrude en 2019, où il s’est adonné à une séance d’autographes derrière l’école Despins.