Le rire contagieux de Pabi

COLLABORATION SPÉCIALE - Stéphane Lévesque
Le rire contagieux de Pabi
Pabi Maya Tamang. On reconnaît à gauche Céline Auger du PAIS. (Photo : courtoisie)

IMMIGRATION. Bien qu’elle ne soit pas très grande, Pabi Maya Tamang a un rire de géante. En plus de son sourire communicatif, la sympathique femme répand sa joie de vivre par son entregent issu du sommet du monde et son français qui s’améliore de jour en jour.

Originaire du Bhoutan, un pays situé dans l’est de la chaîne de l’Himalaya, Pabi se retrouve dans un camp de réfugiés au Népal. Elle le quittera pour la ville de Québec en 2011. Issue de la campagne de l’Asie du Sud, elle s’est retrouvée avec son conjoint Gyamba Waiba, d’une certaine façon, en pays de connaissance dans la ruralité de la MRC de Bécancour.

Comme lui qui est opérateur de machine industrielle chez Soudure Camille Castonguay, Pabi s’est également trouvé un travail. Récemment, elle a justement joint l’équipe de la Tomaterie de Saint-Pierre-les-Becquets. «Je travaille à la cuisine pour préparer la salade. Maintenant, je suis bonne», dit une Pabi fière d’occuper un emploi bien à elle et en français de surcroit.

Dévouée et travaillante comme son partenaire de vie, les deux nouveaux arrivants se sont d’ailleurs portés acquéreurs d’une maison à Fortierville en 2017. Quand on pense qu’ils étaient dans un camp de réfugiés au Népal il y a moins de 10 ans, voilà une grande source de fierté pour ces Québécois d’adoption.

Ne parlant que népalais à son arrivée en Amérique, la jeune femme a mis beaucoup d’efforts à apprendre la langue de chez nous via des cours de francisation offerts notamment par le Projet d’Accueil et d’Intégration Solidaire (PAIS).

«C’est pareil partout au Québec, en tant que mandataire du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, on offre des sessions de 11 semaines. Le programme vise l’intégration à la société québécoise, que ce soit comment aller à l’épicerie ou à la pharmacie. On a eu un volet spécial dans nos cours de francisation et on a fait participer les étudiants à une cuisine collective à la Clef de la galerie. On mettait les personnes immigrantes en équipe avec des francophones. Pabi s’est ainsi habituée à cuisiner en groupe. C’est un élément qui a ressorti pour son embauche à la Tomaterie», explique Céline Auger, la directrice générale du PAIS, un organisme qui a pour mission l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes dans la MRC de Bécancour.

En plus de pouvoir communiquer en français, l’expérience d’une cuisine collective permettra à Pabi de s’établir des contacts personnels et de s’initier à des recettes bien d’ici. «J’ai appris à faire des crêpes et des muffins aux bananes. La famille aime bien ça», rapporte la maman de trois enfants de 12 à 20 ans qui, friande des communications, apprécie suivre l’actualité en regardant LCN. Consciente de la violence qui secoue la planète, Pabi, qui est bouddhiste, prie d’ailleurs tous les jours pour la paix dans le monde.

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