La bonne nature de Mohamed Al Hadeed

PARISVILLE. Près d’une trentaine de personnes se sont réunies à la fin de l’été à la Bleutière et Pépinière de Parisville. Au menu, petits fruits, sourires et échanges en français entre membres de la société d’accueil et personnes immigrantes. Sociable et appréciant les beautés de la nature, Mohamed Al Hadeed n’allait pas manquer ce rendez-vous qui s’est tenu le 3 septembre dernier.

«J’aime l’agriculture, c’est pourquoi je travaille dans une ferme où je m’occupe de traire les vaches », explique l’homme de paix qui est arrivé au Québec en 2016 en provenance de Syrie en compagnie d’Iman. Une femme avec qui il a fondé une belle famille composée de Youssef, Ayat, Fatima, Nour et Diana où le français fait sa place.

Mohamed voudrait cependant regarder la télévision plus souvent dans sa langue d’adoption, mais les enfants y sont assidus. Conciliant, il écoute la radio à la place. « J’aime écouter la musique en français le matin. J’aime les nouveautés », confie celui qui s’est porté acquéreur d’une belle maison au cœur de son village d’adoption. « Parisville, c’est bien. C’est beau et c’est calme. J’aime l’endroit. Je suis mieux ici. Il n’y a pas de guerre », rapporte celui qui a d’ailleurs apprécié l’activité « bleuets » organisée par le Projet d’Accueil et d’Intégration Solidaire (PAIS) et la Clef de la galerie.

« Notre journée s’inscrit dans nos cafés-rencontres. C’est nouveau pour nous. On en tient un par mois. Le but est de socialiser entre participants, mais aussi de mélanger les cultures. C’est pourquoi on a joint deux organismes pour la journée d’aujourd’hui. Cela permet aux gens de se parler et de briser l’isolement », souligne Sandy Rousseau, agente au PAIS.

Une initiative qui réjouit la nouvelle directrice de la Clef de la Galerie. «On a beaucoup de familles de personnes immigrantes à Fortierville et on aime les intégrer via les familles du milieu. Ça permet de créer des liens de plus en plus solides », indique Fanny Archambault.