À 6000 km du Centre-du-Québec

NICOLET. Aurélie Doan et Thomas Arizon forment un couple. Ils sont arrivés le mois passé avec leur fils de 2 ans sous le bras en provenance de Bordeaux, en France. Leur ville d’adoption est Nicolet.

Ils laissent derrière eux le bon vin pas cher, après un premier voyage exploratoire de dix jours en mars à Montréal. Leur enfant fréquente déjà la garderie Préface et eux, diplômes en main, ont trouvé chaussure à leur pied à la Chambre de commerce et d’industrie du Cœur-du-Québec. Les deux travaillent au même endroit. Aurélie comme adjointe de direction. Thomas s’occupe d’administration de projets. «On est un peu sur toutes sortes de choses à la fois».

Aurélie ne s’attendait pas à être si confortable. «Je trouve qu’on est vite à l’aise avec les personnes avec qui on parle au quotidien. Je n’ai pas senti de barrières culturelles ou sinon, je n’ai pas trop remarqué. Pour l’instant, on se sent bien, on a été très bien accueillis, suivis par le Carrefour Jeunesse Emploi, on ne se sent pas seuls, même si on est à 6000 km de la famille».

Le confinement n’a pas été trop difficile «sauf avec un enfant qui avait envie tout le temps de bouger. Au départ, on était partis pour aller à Montréal, mais on a commencé à étudier le coût de la vie, j’avais peur que ce soit un peu galère. Les loyers sont moins chers en région, on peut garer sa voiture devant la maison, le travail n’est pas loin. Tout ce confort! J’ai vu que le parc national de la Mauricie n’était pas loin, qu’on était au bord du fleuve, c’est important de voir l’eau venant de la région Bordelaise», précise Aurélie.

Aurélie et son conjoint Thomas croient avoir fait le bon choix. Le plus difficile a été «le système de cartes bancaires avec les cartes de crédit et de débit», nous dit Aurélie. La plus belle surprise? «L’accueil chaleureux» dit-elle. Pour Thomas, «la qualité de vie, un meilleur niveau de vie que celui qu’on avait en France», ajoutant être très content d’être au Centre-du-Québec. «Ça me plaît. L’endroit où l’on vit est agréable, on a tous les services qu’on pourrait trouver dans une grande ville, avec la proximité du milieu rural à deux pas de chez nous. Il suffit de marcher un peu et on se retrouve dans les grands espaces».

Et les Québécois leur sont sympathiques, ajoute Thomas. «Avec la pandémie, les contacts sont très limités, mais les gens sont ouverts.»

Ils sont maintenant prêts pour l’hiver! «Il va y avoir deux défis à relever. Le froid en continu et la conduite automobile», précise Thomas. «Pour moi, c’est le froid», de dire Aurélie. «Le reste, on peut s’adapter». Et Thomas d’ajouter: «Au jour le jour, on découvrira les beaux côtés et les côtés les plus ennuyants de l’hiver». On les rassure en leur disant que ce n’est pas tous les jours -40 degrés Celsius!