Claude Girard: un premier roman à 86 ans

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Par Stéphanie Paradis
Claude Girard: un premier roman à 86 ans
Claude Girard. (Photo : courtoisie)

NICOLET. Tout un chacun a occupé la pandémie à sa façon, jeune ou moins jeune. Du côté de la résidence Le Havre du Faubourg de Nicolet, Pierre Girard n’entendait pas rester les bras croisés à attendre que le virus quitte le pays. Durant cette année de confinement, l’homme âgé de 86 ans en a profité pour écrire un roman, La Cavale de Pierre de la Casse.

« Pendant la pandémie, c’était tranquille ici, au Havre du Faubourg. Je voulais garder mon moral et passer à travers cette crise », raconte l’octogénaire. « Il fallait absolument que je me trouve quelque chose à faire. Je ne pouvais pas rester inactif. Je suis un grand sportif encore malgré mon âge! »

Ainsi, en plus de peindre près de 25 toiles qui ont d’ailleurs été exposées à sa résidence, M. Girard a commencé à créer son personnage, Pierre de la Casse, qui est finalement né après un mois entier de prises de notes. « Il y a un an et demi, je me suis mis à écrire tous les jours. Même parfois la nuit, je prenais des notes! », révèle le Nicolétain.

C’est en s’inspirant de ses expériences de vie, de son bagage et de ses connaissances que Claude Girard a rédigé son roman. « J’ai fait beaucoup de voyages au Québec, au Canada, aux États-Unis et dans différents pays. Ces voyages m’ont permis d’apprendre certaines choses concernant l’histoire de la vie, de vivre des aventures, de m’intéresser aux événements mondiaux. C’est à partir de ces renseignements que j’ai commencé à écrire un roman. Je peux vous dire qu’écrire un roman, ce n’est pas évident et ce n’est pas facile! », lance-t-il en riant.

Alors que sa première publication, Les Dessous du voile de Gertrude, relate des faits historiques et véridiques, La Cavale de Pierre de la Casse est une fiction. Pierre Girard a choisi de placer sa trame narrative dans les années 1930, car ce choix lui offrait la liberté d’utiliser le vocabulaire avec lequel il a grandi. « Je suis venu au monde en 1934. Dans les années 1940, lorsque tu parlais d’un médecin, tu parlais d’un docteur. Lorsque tu parlais d’une infirmière, tu parlais d’une garde-malade. Il n’y était pas question non plus de kilomètres; c’était des milles », se remémore M. Girard. « Je me souviens parfaitement de l’état de la vie des gens en 1940 et 50. »

Pierre de la Casse part en cavale

Pierre de la Casse est avocat. Après avoir fait ses études à l’université McGill, à Montréal, il s’est marié et a eu une fille. « C’est tout inventé, c’est une histoire! », rappelle M. Girard. « Puis, je devais trouver un moyen pour qu’il puisse partir en cavale. Il a commencé à devenir ivrogne, il s’est endetté et pensait même au suicide. Il se cherchait une échappatoire », raconte Claude Girard. Ce sont alors ses connaissances en droit qui lui ont apporté la solution qu’il recherchait: « Si je m’évade pour 5 ans dans un autre pays, mes dettes seront effacées à mon retour ».

Cette loi, existe-t-elle réellement? « J’ai fait des recherches, mais je n’ai pas trouvé si ça existait. Cependant, je me souviens que lorsque j’étais jeune, j’avais parlé à une personne qui était partie pour les États-Unis et qui avait utilisé une loi pour qu’à son retour, ses problèmes soient effacés », se souvient M. Girard. Dans le cas du roman de fiction, vraie ou non, cette loi a servi à inspirer Claude Girard dans son histoire. « On peut écrire bien des choses! C’est à partir de cette idée-là qu’il part en cavale. Durant ces cinq années, il a vécu beaucoup d’événements tragiques, amoureux, dramatiques et extraordinaires. Et je me suis arrangé pour qu’il connaisse une grande surprise à son retour au Québec! »

Le roman La Cavale de Pierre de la Casse, de Claude Girard, est disponible à la pharmacie Jean Coutu de Nicolet.

Ambassadeur CIUSSS MCQ

Claude Girard a été contacté par le CIUSSS MCQ afin qu’il devienne un ambassadeur pour la vaccination contre la COVID-19. C’est Geneviève Dubois elle-même, la mairesse de la Ville de Nicolet, qui l’a référé au CIUSSS comme citoyen engagé pour la MRC de Nicolet-Yamaska et la MRC de Bécancour.

En effet, on a pu voir Claude Girard s’impliquer un peu partout dans sa communauté au cours de sa vie. En plus d’avoir été maire de Grand-Saint-Esprit et préfet adjoint de la MRC de Nicolet-Yamaska, il a également fondé la foire agroalimentaire d’automne, il a été directeur général des sociétés d’agriculture du Centre-du-Québec et responsable de deux événements majeurs de la région, soit la Journée champêtre et le Bal des moissons.

« Lorsque tu vis une pandémie semblable, il ne faut pas se laisser décourager. Le seul moyen de s’en sortir, c’est le vaccin », conclut Claude Girard.

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marie
marie
2 mois

Félicitations Il ne faut pas lâcher