Camille René : rouler sa liberté!

Photo de Stéphane Lévesque
Par Stéphane Lévesque
Camille René : rouler sa liberté!
Camille René prendra possession de sa Harley-Davidson d’ici deux ou trois semaines. (Photo : Stéphane Lévesque)

TÉMOIGNAGE. Une chaise qui roule, un vélo actionné avec les mains et bientôt une rutilante Harley-Davidson adaptée offerte par le concessionnaire de Bécancour, Johnny Bélanger, Sylvain Tanguay, Alain Tourigny et de généreux donateurs. Camille René, handicap ou non était, est et sera toujours une passionnée de liberté. Un exemple de courage et de résilience de la part d’une jeune de 24 ans de Saint-Léonard-d’Aston qui roule librement sa vie.

«J’ai commencé à faire de la moto à 18 ans. Quand j’étais enfant, je pleurais pour faire des tours de moto avec mon grand-père et avec mon oncle. Adolescente, j’ai eu des scooters. J’ai toujours aimé la liberté d’être dans l’air. Même quand j’ai eu une auto, à choisir, j’aimais toujours mieux la moto. J’ai eu mon Harley en 2017», révèle Camille René qui est originaire de Saint-Félix-de-Kingsey.

La passionnée de la mythique marque américaine de motocyclette verra son rêve de rouler rencontrer un obstacle que certains pourraient qualifier d’insurmontable. C’est mal connaître l’incroyable ténacité de Camille. «Le 3 février 2018, j’ai fait un accident de motoneige. Le gaz a collé et j’ai fait un accident. Selon les médecins, j’avais 10% de chance de marcher à nouveau. Ma fête, c’est le 7 février. C’est ce jour-là qu’on m’a annoncé que je ne remarcherai plus», confie la jeune femme qui est maintenant paraplégique.

Camille René va évidemment pleurer toutes les larmes de son corps, mais vite, elle va se ressaisir. «Je ne me suis pas apitoyée sur mon sort. Il n’y avait rien à faire et je ne voulais absolument pas broyer du noir. En plus, je suis bien entourée. J’ai mes sœurs, des amis et mes parents qui m’aident à avancer dans la vie», souligne-t-elle reconnaissante.

Le jeune athlète et son vélo à mains.

Bien qu’active avant son accident, Camille René va se servir d’un sport qu’elle découvre, le vélo à mains, pour s’accomplir et se réaliser. «Je fais des compétitions. Il n’y a pas longtemps, j’ai fait le Défi sportif à Montréal sur le circuit Gilles-Villeneuve. En août, je vais participer à la Coupe du monde qui a lieu à Baie-Comeau. Si tout va bien, à la fin de l’été, il se pourrait que je participe aux Jeux panaméricains au Pérou», dit fièrement l’athlète qui ambitionne de participer aux Jeux olympiques de Paris en 2024 et de devenir technicienne en éducation spécialisée.

Parions que la passionnée qui fait rimer ténacité et liberté va réussir !

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des