Bécancour suspend temporairement le droit de louer une chambre chez soi

Par superadmin
Bécancour suspend temporairement le droit de louer une chambre chez soi
Photo gracieuseté

La Ville de Bécancour a commencé à revoir son règlement sur les usages permis à l’intérieur d’une habitation, qui inclut notamment la location de chambres, l’établissement de bureaux professionnels et les commerces ainsi que les logements situés au sous-sol.

Adopté il y a de nombreuses années, le règlement initial ne comportait que très peu de limites dans ces domaines. Les citoyens pouvaient donc, dans leur demeure, louer des chambres presque à volonté, utiliser jusqu’à un tiers de la superficie pour s’établir un bureau ou créer un logement dans leur sous-sol. «Ça avait toujours bien fonctionné. Mais la nouvelle réalité des maisons de plus en plus grandes a fait qu’on s’est retrouvé avec certains cas problématiques, où les bureaux devenaient carrément des commerces en plein cœur d’une zone résidentielle», illustre Maurice Richard, maire de Bécancour.

Le conseil municipal a donc décidé de revoir de fond en comble le règlement au cours des prochains mois, pour en soumettre une nouvelle mouture avant la fin de l’année.

Dans l’intervalle, un nouveau règlement interdisant complètement tous ces usages a été adopté. Aucune nouvelle autorisation ne pourra donc être émise durant la période d’étude du prochain règlement, ce qui a fait réagir certains citoyens, qui estiment qu’il s’agit là d’une intrusion inacceptable dans la vie privée. Pour la municipalité cependant, l’interdiction temporaire est justifiée. «L’idée, c’est d’éviter les mauvaises surprises, les gens qui pourraient profiter des lacunes de l’ancien règlement pour demander des choses qui seraient abusives. On gèle donc tout pour un certain moment, le temps de débattre de la question», soutient Maurice Richard.

Les personnes ayant déjà eu une autorisation d’utiliser une partie de leur domicile pour la location de chambres, l’installation d’un bureau ou un établissement de services, par exemple un salon de coiffure, pourront par ailleurs continuer normalement leurs opérations. «Ils bénéficient d’un droit acquis, donc tant qu’ils ont déjà les autorisations requises il n’y a pas de problème», conclut le maire.

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