Un million de pieds carrés de plus pour le parc industriel de Sainte-Eulalie
SAINTE-EULALIE. Avec l’acquisition officielle d’un terrain de 1 million de pieds carrés le long de l’autoroute 55, vers Saint-Wenceslas, la municipalité de Sainte-Eulalie peut maintenant amorcer une nouvelle phase de développement stratégique de son parc industriel. Cette expansion, concrétisée en janvier dernier à la suite d’une transaction attendue depuis longtemps avec le ministère des Transports du Québec (MTQ), marque un tournant pour la municipalité, qui souhaite faire de cet espace un écoparc moderne, durable et attrayant.
“Ce terrain, on le voulait depuis longtemps. Maintenant que c’est officiel, on peut véritablement passer à l’action”, affirme le maire Gilles Jr Bédard. L’objectif: densifier de manière réfléchie pour répondre à la fois aux besoins économiques de la région et aux nouvelles exigences environnementales.
Cette superficie pourrait se remplir rapidement, selon le maire. “Dix entreprises de 100 000 pieds carrés et c’est plein. Ce n’est pas si gros, un million de pieds carrés, surtout dans un contexte de forte demande.”
Pour bien planifier l’aménagement de ce secteur stratégique, la municipalité s’est tournée vers l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Une rencontre a eu lieu afin de leur transmettre les grandes orientations du projet. “On leur a parlé de nos objectifs en matière d’urbanisme, de notre volonté de créer un écoparc, et de nos idées : intégration des milieux humides, espaces de repos, piste cyclable, types de rues…”
L’UMQ, avec ses spécialistes en urbanisme, est maintenant chargée de concevoir un plan directeur à partir de ces éléments. Le document est attendu d’ici août ou septembre. Ensuite, le conseil municipal évaluera ce qui sera proposé et ajustera certains paramètres si nécessaire. “Ce sera la base pour bâtir les prochaines étapes.”
La réflexion du conseil municipal dépasse l’aménagement physique du site, partage le maire Bédard. “On s’interroge aussi sur le type d’entreprises qu’on souhaite accueillir. Est-ce qu’on veut deux ou trois grandes entreprises qui occuperaient la majorité de l’espace ou une dizaine de plus petites? Ça change tout en termes de configuration.”
Des considérations environnementales s’ajoutent aussi à la réflexion. “Si on privilégie des entreprises agroalimentaires, comme on en a déjà, il faut penser à l’impact sur les eaux usées et sur la capacité de l’aqueduc.”
La préférence semble aller vers la diversité. “Personnellement, je pense qu’il vaut mieux miser sur plusieurs petites entreprises qui créent de l’emploi, plutôt que tout miser sur un gros joueur. Si une grande entreprise ferme, ça peut faire mal à toute l’économie locale”, confie M. Bédard.
Dans les prochaines phases, la municipalité pourrait bien travailler avec la MRC pour établir une stratégie de sollicitation. “La MRC connaît bien le milieu, ses besoins et ses entreprises en croissance. Elle pourrait nous aider à cibler les bons partenaires.” La possibilité d’embaucher une ressource dédiée au développement industriel n’est pas exclue non plus, mais aucune décision n’a encore été prise à ce sujet.
Présentement, le parc industriel de Sainte-Eulalie s’étend sur environ 2,6 millions de pieds carrés et accueille une dizaine d’entreprises. Le million de pieds carrés supplémentaire sera davantage densifié pour répondre aux nouvelles normes, qui exigent un certain pourcentage de superficie construite par terrain, indique le maire. “Tout est encore en réflexion, mais les bases sont là. On veut que le développement soit rapide, dans la mesure de nos capacités financières. Et surtout, on veut bâtir quelque chose qui a du sens pour les prochaines générations. Du moins, c’est ce que souhaite l’actuel conseil municipal. La suite dépendra du résultat des élections qui s’en viennent.”
