Sains & Savoureux : une nouvelle adresse pour des repas équilibrés
NICOLET. Après un diplôme en diététique et plusieurs années à parfaire son expérience, Priscilla Courchesne-Blanchette souhaitait user davantage de sa créativité. C’est comme ça qu’elle a décidé de sauter le pas et de créer son entreprise, Sains & Savoureux, un nom qui dit tout!
Sains & Savoureux est un nouveau café situé à la place du 21-Mars, au centre-ville de Nicolet, où on sert des petits plats santé, sans compromis sur le goût. Sa mission : offrir une alimentation saine, variée et nourrissante sans bannir d’aliments et en mettant en valeur la richesse des goûts et la diversité des textures.
Diplômée en technique de diététique, Priscilla Courchesne-Blanchette a longtemps œuvré dans le réseau public avant de se lancer en affaires. “J’ai étudié en technique de diététique. Ça fait presque huit ans que je travaille dans le domaine. J’ai touché à beaucoup de choses”, raconte celle qui a travaillé en service de garde, dans le réseau de la santé et en CHSLD. “Avec la technique en diététique, on peut toucher à beaucoup de sphères, mais dans le réseau, la créativité a ses limites”, dit-elle.
C’est justement cette créativité qu’elle souhaitait exploiter davantage. Au printemps 2025, elle quitte son emploi et amorce un premier virage entrepreneurial à domicile, en offrant un service de repas prêts-à-manger. “J’ai commencé de chez moi, mais rapidement, j’étais à pleine capacité. Il fallait que je fasse un choix : est-ce que je reste comme ça ou j’augmente ma clientèle?” L’idée d’un local germait déjà. “Ça a toujours été un rêve d’avoir un café, d’accueillir les gens. Si je ne le faisais pas, j’avais peur de le regretter. J’avais le temps, l’énergie. Je me suis dit : je vais le faire.”
S’installer à la place du 21-Mars représentait d’abord un enjeu de visibilité. “Être pignon sur rue, ça change tout. Ma visibilité est plus grande qu’à la maison.” Elle y voyait aussi une façon d’élargir son offre, notamment auprès des entreprises, certaines lui confiant déjà des commandes. Au-delà de l’aspect stratégique, le contact humain a pesé lourd dans la balance. “Chez moi, j’étais toute seule. J’avais le goût de voir les réactions des gens, d’avoir leurs commentaires. J’ai toujours travaillé dans le public. Ça me manquait.”
Son concept repose sur une vision nuancée de l’alimentation. “Je voulais briser certaines croyances. Il y a beaucoup de on ne peut pas manger ça, c’est trop sucré, trop gras. Mais chaque aliment a sa place”, croit-elle. Elle souhaite proposer des versions maison de classiques, comme des biscuits ou des muffins, sans tomber dans l’ultra-transformé. “Tu arrives ici et tu sais que ce que tu manges, c’est bon pour toi. Il n’y a pas de culpabilité.”
Dans l’élaboration de ses menus, elle mise sur l’équilibre et la variété. “Je touche à toutes les protéines : végé, poulet, bœuf, poisson. Je m’assure qu’il y ait suffisamment de protéines, que ce soit coloré, qu’il y ait des vitamines et des minéraux.” L’idée n’est pas d’exclure, mais de composer des assiettes complètes et rassasiantes.
Le local, anciennement un restaurant, nécessitait quelques ajustements – planchers conformes, peinture – mais aucune transformation majeure. “La division cuisine-salle à manger était déjà là. On a surtout relooké.”
L’ouverture officielle a toutefois confirmé un constat : la demande est au rendez-vous. “À mon étonnement, les gens me perçoivent beaucoup comme un café-bistro. Je pensais que mes précommandes exploseraient, mais je vois que l’espace, le café, les produits au comptoir attirent énormément”, révèle la propriétaire.
Ses premières semaines ont été intenses. “Dans les trois dernières semaines, j’ai fait des journées de 18 heures. Je comprends qu’un lancement, c’est exigeant, mais ce n’est pas viable à long terme”, assure Priscilla. Elle doit composer avec une capacité de production limitée et une petite équipe.
Devant l’achalandage et les nouvelles habitudes de la clientèle nicolétaine, elle a donc choisi de concentrer ses efforts sur l’offre café-bistro, avec des repas frais en présentoir – salades, pokés, sandwichs, plats chauds – et une présence accrue sur place.
Elle prévoit aussi bonifier l’offre déjeuner, notamment en ouvrant le dimanche. “Il manque des options santé le matin à Nicolet, sans que ce soit nécessairement des déjeuners copieux. Des smoothie bowls, des rôties à l’avocat, des choses simples que tu peux manger sans te sentir alourdi pour la journée.”
“Les gens ne savent pas toujours quoi cuisiner de sain. Moi, j’ai cette expertise-là et beaucoup d’idées. Je voulais les mettre de l’avant”, conclut-elle.
