Rénate Durrer: l’amie des bêtes… et des âmes!

BÉCANCOUR. Rénate Durrer a grandi sur une ferme de Bécancour, entourée d’animaux. Aujourd’hui encore, ceux-ci occupent une grande place dans sa vie. Non seulement possède-t-elle un mouton, deux chèvres miniatures, des poules, cinq chats et un chien à son domicile, mais elle vient d’ajouter à la liste un perroquet conure soleil et un lapin tête de lion bélier, qu’elle utilise maintenant comme outils de travail.

C’est que, depuis le début de l’été, elle pratique officiellement la zoothérapie; un rêve de longue date qu’elle réalise enfin. À l’été 2018, elle a quitté son emploi comme éducatrice spécialisée à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy pour préparer sa nouvelle carrière.

Épaulée par le Centre local de développement (CLD) de Bécancour, elle a monté son plan d’affaires. Puis, elle a obtenu ses permis et est passée à l’action. Elle pratique à la fois chez elle et dans divers milieux, notamment dans des résidences pour personnes âgées, selon la demande et les besoins.

«J’ai le goût de travailler en zoothérapie depuis près de 15 ans, raconte Mme Durrer. Pour moi, c’est une façon de combiner mon amour des animaux à mon désir d’aider les autres. Ce sont mes deux grandes passions.»

Avant de plonger dans l’aventure, elle souhaitait prendre de l’expérience en intervention auprès de diverses clientèles. Après sept ans à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, elle se sentait prête à suivre sa spécialisation en zoothérapie, ce qu’elle a fait en mai 2018, pour ensuite intégrer la Corporation des zoothérapeutes du Québec.

Intervenir autrement

Rénate Durrer.

Pour le moment, Rénate Durrer réalise ses interventions avec son lapin et son perroquet, qu’elle entraîne en conséquence. Elle envisage aussi se procurer ultérieurement un petit chien.

L’idée d’intervenir avec du vivant l’interpelle vraiment. «Les animaux, ça apporte beaucoup. Leur présence permet de travailler des aspects particuliers, comme la motricité fine ou globale, la communication, l’attention, la confiance en soi, la gestion du stress et plusieurs autres, selon les besoins du client.»

Évidemment, chaque plan d’intervention est personnalisé. «Il y a un but à atteindre derrière tout ça, même si ça ne paraît pas toujours à première vue. On travaille fort», indique Mme Durrer, qui tient à préciser que la zoothérapie ne guérit rien, mais apporte un mieux-être au client lorsque le lien de confiance entre lui, l’animal et l’intervenant est bien établi.