L’heure est venue de « rallier les indécis »
ÉLECTIONS. Le chef du Parti québécois était de passage au quai de Sainte-Angèle jeudi après-midi, en compagnie du candidat de la circonscription de Nicolet-Bécancour Jérôme Gagnon. À quelques jours des élections, Paul Saint-Pierre Plamondon en a profité pour s’exprimer sur des enjeux de la région et pour appeler ses partisans à convaincre les indécis.
Par ÉMILE HÉROUX / eheroux@icimedias.ca
Selon l’agrégateur de sondages Qc125, c’est une lutte à deux qui se dessinerait dans Nicolet-Bécancour. La circonscription en serait une pivot, où Guillaume Langlois du Parti conservateur et Jérôme Gagnon du Parti québécois se disputeraient la première place.
« On a le meilleur chef, celui qui a fait la meilleure campagne. Je pense qu’on a fait une campagne incroyable sur le terrain et ça se reflète aussi à quelques jours [du vote]. On le sent, les poignées de main sont franches, les appels sont bons. Les indécis se rallient vers le Parti québécois, mais on va travailler jusqu’au 5 octobre à 20 h, on y croit », lance Jérôme Gagnon.
Tout comme le chef de son parti, le candidat du PQ s’oppose au retour de l’exploitation des gaz de schistes dans la région.
« Ne touchons pas à ça, les gens dans Nicolet-Bécancour n’en veulent pas », commente ce dernier. « Décarboner l’Europe avec le gaz de schiste, c’est faux. Je ne comprends pas comment je peux avoir des adversaires qui ramènent ça sur la table avec les études que l’on voit actuellement. »
« Je réitère qu’un gouvernement du Parti québécois n’a pas l’intention de rouvrir le gaz de schiste », rappelle pour sa part Paul Saint-Pierre Plamondon, citant l’absence d’acceptabilité sociale.
Le chef du PQ en a également profité pour glisser un mot sur l’énergie nucléaire, qui ne fait pas partie du programme du parti.
« On manque d’énergie parce qu’on l’a mal gérée. Et on ne manque surtout pas d’énergie parce qu’on n’a pas de potentiel hydroélectrique et éolien », soutient-il.
Convaincre les indécis
S’adressant à des partisans du Parti Québécois présents à la mêlée de presse, Paul Saint-Pierre Plamondon les a invités à tenter de convaincre quelqu’un d’indécis dans leur entourage.
« On aimerait ça avoir notre chance de montrer ce qu’on est capable de faire, de montrer ce qu’on a dans le ventre dans le cadre d’un vrai mandat de quatre ans. Et non pas un mandat qui est fragilisé, qui potentiellement ne durerait qu’autour de douze, dix-huit mois. »
« On a pris des engagements sur 4 ans, lesquels sont très ambitieux. Et l’espérance de vie d’un gouvernement minoritaire, ça ne dure pas le mandat au complet et que plusieurs des collaborations, des engagements complets qu’on a besoin de prendre pour atteindre nos objectifs peuvent ne pas se réaliser parce qu’on n’a pas le consentement d’un des autres partis », conclut-il.
