L’école secondaire les Seigneuries se dote d’une fondation
SAINT-PIERRE-LES-BECQUETS. L’école secondaire les Seigneuries (ESLS) emboite le pas des deux autres écoles secondaires des MRC de Nicolet-Yamaska et de Bécancour en créant sa propre fondation. Après plusieurs mois de réflexions et de travail acharné, la Fondation de l’école secondaire les Seigneuries pourra enfin se dédier à soutenir et à enrichir l’expérience éducative de ses élèves.
Annie Tourigny, directrice de l’école secondaire les Seigneuries, ainsi que Donald Olivier, PDG de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, anciens élèves de l’école et membres fondateurs de la Fondation, sont conscients que le territoire desservi par l’école inclut plusieurs milieux avec un indice de défavorisation élevé. “J’ai la certitude que le changement passe par le soutien de nos jeunes, qu’ils puissent non seulement avoir des aspirations, mais aussi les atteindre!”, lance M. Olivier, président du comité de la Fondation.
C’est pour cette raison que le comité a choisi d’orienter ses activités vers la promotion de la persévérance scolaire, artistique et sportive, tout en favorisant l’innovation et l’inclusion. La Fondation souhaite ainsi soutenir la mission de l’école en garantissant aux élèves l’accès à une éducation de qualité en leur offrant les moyens de persévérer dans leurs champs d’intérêt, en les inspirant à adopter un mode de vie sain et actif, tout en améliorant leur qualité de vie et l’environnement de l’école. “Ce ne sont malheureusement pas tous les enfants qui naissent avec la même chance”, déplore Donald Olivier.
Dans cette optique, la Fondation pourra remettre des bourses dans le but de financer des programmes éducatifs avancés et encourager les talents artistiques, ainsi que participer à l’amélioration des installations sportives. Parfois, ce n’est pas un gros montant qui est nécessaire pour faire une différence dans la vie d’un jeune. “J’ai parfois des élèves qui ont des rendez-vous, par exemple pour aller dans un milieu de travail, mais qui ne sont même pas capables de se déplacer, parce que les parents n’ont pas de voiture ou qu’ils n’ont pas les moyens”, raconte Annie Tourigny.
“Notre axe est la persévérance, peu importe les aspirations. Il n’y a pas de noblesse dans les professions, pas de hiérarchie dans les postes. On ne fait pas une croix sur la performance, mais ce n’est assurément pas notre motivation”, insiste M. Olivier.
Vers une Fondation différente et dynamique
Annie Tourigny et Donald Olivier avaient tous deux cette idée qui leur trottait en tête depuis un certain temps déjà, celle de mettre sur pied une fondation pour leur ancienne école secondaire. À l’approche des célébrations du 50e anniversaire de l’école du 24 mai prochain, Mme Tourigny et M. Olivier se sont tous deux rendu compte qu’ils avaient les mêmes ambitions. “Je me disais toujours : il faudrait!, mais c’était toujours le fameux temps qu’il manquait, raconte M. Olivier. Quand j’ai vu que les retrouvailles se mettaient en branle pour le 50e, je me suis dit qu’on ait le temps ou pas, il faut le faire là!”, lance-t-il. Ce sont environ 850 finissants qui seront présents à l’événement, une opportunité de visibilité que la Fondation ne pouvait rater. Sur place, un kiosque informatif sera d’ailleurs présent pour informer les invités et solliciter des dons.
C’est sans trop de difficulté qu’ils ont recruté les membres du groupe de travail, grâce au fort sentiment d’appartenance envers leur école, soit trois membres du personnel de l’école et trois finissants de l’ESLS. “On apprécie être un groupe de gens qui ne pensent pas pareil, qui ont des points de vue différents et d’âge différent, indique M. Olivier. On a une belle chimie dans le groupe.”
Le comité croit d’ailleurs présenter une façon novatrice d’amasser du financement. “On ne veut pas avoir une campagne avec un thermomètre traditionnel. Je le vois comme un travail de fond, de longue haleine. On veut une fondation dynamique”, révèle Donald Olivier.
La Fondation souhaite collaborer avec des gens du milieu qui désirent faire une différence dans la vie des jeunes. “On veut aller vers les individus, les entreprises, les organismes du milieu, les municipalités, mais on veut aussi tenter de rejoindre les familles et de les impliquer. On veut avoir une durabilité dans le temps, et parfois, comme individu, ça peut devenir essoufflant de donner chaque année. Mais si une famille fait équipe, peut-être qu’on réussira à avoir un meilleur impact, dit-il. On aimerait mieux avoir des dons plus modestes sur un plus long horizon.” Déjà, la MRC de Bécancour a accepté de soutenir financièrement l’organisme et les élèves de son territoire avec un don de 2 000 $.
Annie Tourigny et Donald Olivier se font porte-parole du comité afin de lancer l’appel dans la communauté en vue de favoriser leur participation. “On ne sait pas trop dans quoi on s’embarque, mais on voudrait aller dans les cinq chiffres pour être capable d’avoir un peu de matérialité, indique le président du comité. Si on a 10 000$, c’est mieux que zéro, mais je pense qu’il y a davantage de potentiel.” Le comité espère avoir déjà un impact lors de la prochaine année scolaire.
Rappelons que l’école secondaire les Seigneuries dessert les municipalités de Deschaillons, Fortierville, Bécancour secteur Gentilly, Manseau, Parisville, Saint-Pierre-les-Becquets, Sainte-Cécile-de-Lévrard, Sainte-Françoise, Sainte-Marie-de-Blandford et Sainte-Sophie-de-Lévrard.
Le travail de la Fondation de l’école les Seigneuries se fera en collaboration avec l’organisme Québec Philanthrope.
Il est possible de faire un don en ligne à www.jedonneenligne.org/fcommunautairegq/seigneurie.

