Le Rendez-vous formations professions Mauricie (RVFPM) est lancé 

RÉGION. Plus de 4 000 élèves de secondaire 3 et 4 de la Mauricie sont attendus au Rendez-vous formations professions Mauricie, un événement immersif qui leur permettra d’explorer concrètement plus de 200 métiers et de mieux orienter leurs choix scolaires et professionnels.

Par Fatoumata Dapa / fdapa@lechodelatuque.com

Le Rendez-vous formations professions Mauricie (RVFPM), s’est tenu aujourd’hui et se poursuit demain au Centre de l’activité physique et sportive Léopold-Gagnon de l’Université du Québec à Trois-Rivières. L’événement, organisé par la Table régionale de l’éducation de la Mauricie, vise à offrir aux jeunes une expérience concrète afin de mieux les accompagner dans leurs choix d’avenir.

Cette année, plus de 4 000 élèves provenant d’écoles secondaires de toute la Mauricie sont invités à participer à cette activité d’exploration professionnelle. Sur place, près de 300 professionnels sont présents pour faire découvrir leur métier et échanger avec les jeunes.

Une formule renouvelée et plus immersive

L’édition 2026 propose une formule entièrement repensée, misant davantage sur l’expérimentation et la découverte concrète. Les jeunes pourront circuler dans 12 zones thématiques, regroupant des métiers issus d’un même domaine, allant notamment de la santé à la construction, en passant par les arts ou l’éducation.

Selon Mélanie Chandonnet, directrice générale de la TREM, cette approche vise à placer les jeunes au cœur de l’action.

“On voulait que les jeunes ne soient pas seulement des spectateurs, mais bien des acteurs. Quand un jeune pose ses mains sur une truelle ou réalise un prélèvement sanguin, il se passe quelque chose en lui qu’aucun dépliant ou vidéo ne pourrait provoquer. C’est cette étincelle-là qu’on cherche à allumer”, explique-t-elle.

Le changement de lieu vers le campus universitaire constitue également une nouveauté importante cette année. Cette décision, rendue nécessaire par des contraintes logistiques, permet toutefois aux élèves de découvrir un environnement d’enseignement supérieur.

“Beaucoup de jeunes à qui on a parlé nous ont dit que c’était la première fois qu’ils venaient à l’université. Ça leur permet de se projeter un peu dans l’avenir et de voir ce que représentent les études supérieures”, ajoute Mme Chandonnet.

Un outil pour éclairer les choix d’avenir

À l’adolescence, le choix d’une orientation scolaire ou professionnelle peut représenter un défi important. L’événement se veut donc un complément aux démarches réalisées dans les écoles, en permettant aux jeunes d’expérimenter concrètement différentes professions.

Pour Alexandre Janvier-Crête, cette approche immersive constitue un levier essentiel pour soutenir les jeunes dans leur réflexion.

“On ne veut pas seulement le savoir, on veut le voir. Ce salon donne aux jeunes une occasion unique de vivre les métiers. C’est un complément essentiel à l’accompagnement des conseillers d’orientation dans les écoles, car l’expérience vécue les aide à se projeter et à faire des choix plus éclairés. En deux heures, ils découvrent, comparent et repartent avec des idées concrètes pour la suite”, précise-t-il.

Certains élèves y trouvent une confirmation de leurs intérêts, tandis que d’autres découvrent des domaines auxquels ils n’avaient jamais pensé.

Des jeunes éclairés par plus de 200 professions

Plusieurs élèves de secondaire 3, présents à l’événement, ont découvert de nouvelles avenues professionnelles, ce qui leur a permis d’explorer concrètement divers métiers et de mieux réfléchir à leur avenir.

Parmi les participants, Arnaud Morin, élève en arts dramatiques à l’École secondaire Chavigny, a souligné l’importance de découvrir des professions qu’il ne connaissait pas auparavant.

“Ce qui m’a motivé, c’était d’apprendre plein de nouvelles affaires et de rencontrer des personnes. Je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie, et ça m’a aidé à mieux comprendre certains métiers”, explique-t-il.

Pour Catherine Bourassa, également en secondaire 3 à Chavigny, cette exploration a permis de réduire une certaine anxiété face à l’avenir.

“Je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard, puis ça me stressait beaucoup. En explorant les différents métiers, je pense que j’ai commencé à trouver ma voie”, indique-t-elle.

De son côté, Nico Gilinas s’est intéressé à plusieurs domaines, notamment la santé, la mécanique et les métiers spécialisés.

“Pour l’élagage, ils m’ont montré comment monter avec une corde. Pour les soins infirmiers, on a manipulé des seringues, et en soudure, on a essayé les outils. Ça m’a aidé à mieux comprendre ces métiers”, raconte-t-il.

Quant à Coralie Degg-Picknell, elle s’est découvert un intérêt pour les domaines liés à la communication et au tourisme.

“J’aimerais travailler avec le monde, alors ça m’a donné plusieurs idées pour l’avenir”, mentionne-t-elle.

Participant à l’édition 2024, Yaya Id a témoigné de l’impact concret de l’événement sur son parcours.

“Ça m’a permis de faire un entonnoir dans mes choix. J’ai découvert le domaine de la santé et ça m’a aidé à confirmer que je voulais me diriger vers la médecine ou la médecine dentaire”, affirme-t-il.

Selon lui, la formule actuelle facilite également l’exploration des métiers connexes.

“Le regroupement des kiosques par domaines permet de découvrir plusieurs professions reliées et d’élargir ses intérêts”, se réjouit-il.

Un événement soutenu par la communauté

Le RVFPM est rendu possible grâce à la collaboration de nombreux partenaires du milieu éducatif et professionnel. Parmi eux, le Mouvement Desjardins agit à titre de commanditaire et participe activement à l’événement.

“Ce salon crée un vrai espace d’exploration pour les jeunes. Ils peuvent découvrir des parcours, poser des questions, rencontrer des gens de métier, et se projeter dans des avenues parfois inattendues. Desjardins s’y associe avec la même intention qui guide nos actions au quotidien, soit soutenir l’éducation et la persévérance par des gestes concrets”, souligne Bryan Dubois Bourque.

Au fil des éditions, l’événement continue d’évoluer afin de mieux répondre aux besoins des jeunes. Les organisateurs souhaitent poursuivre l’amélioration de la formule immersive et envisagent, à plus long terme, d’élargir l’accès à un plus large public. 

“Une des choses que j’aimerais, c’est de pouvoir l’ouvrir au public dans les prochaines années. Parce qu’assurément qu’il y a un besoin. Là, c’est pour les élèves de secondaire 3 et 4. Mais, parfois, il y a des élèves de secondaire 5 qui ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire. Il y a peut-être des élèves qui ne viennent pas non plus avec leur classe. Donc, est-ce qu’on pourrait l’ouvrir aux parents ou à d’autres élèves parce qu’on a eu beaucoup de demandes à ce sujet-là aussi”, conclut Mélanie Chandonnet.