La MRC de Bécancour s’adresse au ministre de l’Agriculture

POLITIQUE. La MRC de Bécancour demande au gouvernement de revoir la réglementation sur la location des terres agricoles appartenant à l’État, jugeant que les tarifs imposés sont beaucoup trop élevés.

Les élus souhaitent pouvoir être exemptés de l’Article 12 du Règlement sur l’aliénation et la location des terres agricoles du domaine de l’État, qui exigent que le tarif d’une location corresponde à un minimum de 10% de la valeur réelle.

Ils ont adressé une résolution en ce sens au ministre de l’Agriculture, André Lamontage et au député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, en plus de demander l’appui de la Fédération québécoise des municipalités

Le conseil des maires considère que cet article ne tient compte, ni de la région, ni de la configuration de la parcelle de terre louée (relief, cours d’eau, boisés), ni de son potentiel agricole.

Or, dans bien des cas, le prix de location qui est imposé par cette réglementation peut rebuter un producteur agricole potentiel. Ce qui peut avoir pour effet de laisser à l’abandon des terres qui pourraient être profitables.

D’autant plus que les MRC du Centre-du-Québec ont mis sur pied le projet Arterre qui a pour but de maximiser la culture des terres agricoles par le biais de la location et qu’une telle mesure est susceptible de nuire au projet.

Cette demande au ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, fait suite à une entente pour une location de 16,5 hectares au prix de 11 010$ sur une terre de Sainte-Angèle-de-Laval. Un prix que la MRC a été contrainte d’établir en raison de l’article en question, et ce, même si son ingénieur forestier, David Proulx, a fait tout ce qui était en son pouvoir pour pouvoir l’en exempter.

S’ils ont accepté l’entente, les élus jugeaient qu’une somme de 667$ par hectare est démesurée. D’autant plus qu’il s’agit de lots qui sont très découpés. Lors de la dernière séance, ils estimaient qu’il serait très difficile d’intéresser un producteur à y faire une culture traditionnelle.

Dans le cas de la Ferme Agrovie, avec qui l’entente a été conclue, l’entreprise croit pouvoir y trouver son compte comme il s’agit d’une culture biologique. D’autant plus que la MRC, propriétaire des lots, devrait lui trouver de l’ouvrage pour nettoyer la terre de façon à compenser pour les coûts de location, a fait savoir le préfet Mario Lyonnais.