Deschaillons-sur-Saint-Laurent en recherche de financement pour la réfection du rang Saint-Joseph

Deschaillons-sur-Saint-Laurent.  Le maire de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, Christian Baril, dénonce le manque de financement pour la réfection du rang Saint-Joseph.

Ce dernier est actuellement en piteux état depuis plus d’un an. Sa situation s’est davantage empirée lorsque la route 132 (entre Saint-Pierre-les-Becquets et Deschaillons-sur-Saint-Laurent) a dû fermer, de mars 2025 jusqu’à janvier 2026, forçant les automobilistes à faire un détour sur le rang Saint-Joseph.

“Il n’y avait aucune patrouille pour contrôler le trafic lourd (en raison d’une grève). Il y avait donc beaucoup de camions lourds. Ça a terriblement détérioré le rang”, a déploré M. Baril. “J’ai parlé à un garagiste et il m’a dit qu’il n’avait jamais réparé autant de jantes de roues et de crevaisons”, a-t-il ajouté.

Voulant alors effectuer la réfection de son rang, la Ville a fait une demande de subvention au Programme d’aide de la voirie locale. La demande a toutefois été refusée par manque de fonds. Le programme en question est sous-financé et bénéficie d’une enveloppe de 50 000 000 $ du gouvernement du Québec pour l’entièreté de la province.

D’autres municipalités vivent également le même sort que Deschaillons-sur-Saint-Laurent, faisant en sorte que la municipalité du Centre-du-Québec n’est pas nécessairement dans les priorités. “Il n’y a pas d’argent pour tout le monde”, a dit le maire.

Selon les premières estimations du rapport d’une firme d’ingénierie demandé par la Ville, le rang Saint-Joseph coûterait près de trois millions de dollars à réparer. Des travaux de remplacement de ponceaux, de rechargements et de pavage, entre autres, doivent être effectués. “Si on va en soumission, ça pourrait être encore plus cher”, a fait savoir le premier magistrat.

Ce dernier a indiqué avoir également reçu de nombreux questionnements de la part des citoyens. “On s’en fait beaucoup parler. Ils pensent qu’on les abandonne et qu’on ne fait rien pour eux. De notre côté, on doit faire des travaux de préparation. Il faut faire des demandes et des études et ça coûte de l’argent. En retour, on ne reçoit rien”, a-t-il mentionné.

Christian Baril a indiqué que la Ville a récemment adopté une résolution municipale afin de rencontrer le député de la région, Donald Martel, dans l’espoir de trouver des solutions. Aucune date de rencontre n’est prévue pour le moment. “J’ai parlé avec son attaché de presse. On attend des réponses”, a conclu le maire.