Des retombées positives pour le projet “Les femmes, elles opèrent” au Centre-du-Québec

CENTRE-DU-QUÉBEC.  La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec dresse un bilan positif de son projet “Les femmes, elles opèrent”, qui visait à favoriser l’intégration des femmes sans emploi dans le secteur agricole. 

Au total, 53 femmes ont rejoint le projet et 38 d’entre elles ont bénéficié d’un accompagnement dans leurs démarches de recherche d’emploi dans le secteur agricole. Parmi celles-ci, 15 ont intégré un emploi en agriculture à la suite de leur participation au projet ou en parallèle à celui-ci.

Ces résultats témoignent du fort intérêt suscité auprès des participantes pour les emplois reliés au secteur agricole, d’autant plus que la majorité d’entre elles n’étaient pas issues de ce milieu et ont dû en apprendre les bases et les réalités, souligne la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec. 

“J’ai trouvé un emploi en tant qu’assistante gérante dans une ferme laitière et acéricole, située à quelques minutes de chez moi. Tout se déroule très bien et j’apprécie énormément cette nouvelle expérience. Je tiens à remercier la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec pour son aide précieuse, qui m’a grandement encouragée à me lancer dans ce domaine. Je ne regrette absolument pas cette décision”, s’exprime une participante du projet.

Le projet a permis de mobiliser les employeurs agricoles à l’intégration de femmes dans des postes impliquant l’utilisation de machinerie et d’équipements. Ce sont 70 employeurs qui ont manifesté un intérêt à participer au projet, notamment en rencontrant des candidates ou en envisageant leur intégration au sein de leur entreprise. 

Le projet “Les femmes, elles opèrent” a également permis de sensibiliser les organismes en employabilité de la région du Centre-du-Québec aux réalités des emplois en agriculture. Cette démarche a contribué à défaire plusieurs idées préconçues, notamment en ce qui concerne les horaires jugés trop exigeants, les longues heures de travail, les quarts fractionnés, la perception d’un travail trop physique pour les femmes, les craintes liées à l’intégration au sein des entreprises agricoles ou encore le manque de formation offerte.

“Je suis très fière de ma région pour le déploiement de ce projet, mais aussi pour l’engagement des producteurs agricoles qui ont ouvert leurs entreprises à une main-d’œuvre féminine. La place des femmes en agriculture est bien réelle et mérite d’être davantage valorisée. Si ce projet a permis de mettre en lumière leur contribution et leur potentiel, nous pouvons collectivement en être très satisfaits”, commente Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec.