Bécancour-Nicolet-Yamaska: Un sac plutôt qu’un bac
La Régie intermunicipale de gestion intégrée des déchets Bécancour𛰃Nicolet-Yamaska (RIGIDBNY) lance son projet de valorisation des résidus alimentaires, qui réduira l’empreinte environnementale de son territoire couvrant 23 000 résidences. Cette dernière a opté pour le sac identifiable plutôt que le bac brun.
L’entente a été signée avec l’entreprise Viridis environnement, permettant de débuter les démarches en vue d’effectuer la première collecte en 2028. L’option d’une troisième collecte de bacs bruns a été étudiée, mais c’est plutôt celle des sacs identifiables collectés à même le bac à ordures qui a été choisie. La population recevra donc des sacs de couleur dans lesquels disposer de ses résidus organiques. Le camion à ordures acheminera le contenu des bacs au nouveau centre de tri et de transbordement à Bécancour où un procédé robotisé permettra d’isoler les sacs de couleur. La matière organique ainsi séparée sera valorisée par biométhanisation.
“Nous avons analyser les avenues possibles et la méthode des sacs identifiables était de loin celle qui répondait à nos critères, explique d’emblée Rémi Pelletier, directeur général de la RIGIDBNY. L’implantation du bac brun aurait engendré davantage de camionnage et signifiait une hausse significative des gaz à effet de serre. Il ne faut pas oublier qu’on se trouve dans une région peu densément peuplée où les distances à parcourir entre chaque village et habitation sont grandes.”

La gestion des résidus organiques se fera selon les principes de l’économie circulaire. Les matières seront collectées, transformées et valorisées à l’intérieur de la région. Les citoyens n’ont qu’à remplir le sac de couleurs qui leur sera remis, et le placer dans le bac à ordures.
“Nous faisons le pari que la population appréciera la convivialité des sacs de couleur et le fait de ne pas avoir un troisième bac à gérer. La participation des gens deviendra une condition essentielle à la réduction de notre empreinte environnementale”, ajoute-t-il.
Les matières organiques récupérées et triées seront transformées en un amendement organique de grande qualité, qui sera utilisé sur les nombreuses terres agricoles du Centre-du-Québec. La biométhanisation produira également du gaz naturel renouvelable qui pourra être utilisé localement.
“Des entreprises locales vont nous accompagner dans ce projet. C’est le cas pour Viridis environnement, qui prendra en charge le centre de tri et de transbordement, ainsi que l’usine de biométhanisation. Quant au procédé de tri, il utilisera notamment la technologie basée sur la robotique et l’intelligence artificielle commercialisée par l’entreprise trifluvienne Waste Robotics”, ajoute M. Pelletier.
“Nous sommes très fiers de nous associer à la RIGIDBNY pour concrétiser ce projet novateur pour la région, témoigne Michel St-Germain, directeur général de Viridis environnement. Il représente une avancée majeure au Québec pour le traitement des matières résiduelles et démontre qu’en unissant nos forces, nous pouvons innover dans la valorisation des matières organiques”, conclut-il.
