Allyson Gagné pose pour la cause
BÉCANCOUR. Pour la première fois, la Fondation des pompiers a créé un calendrier tout féminin, en plus de son traditionnel calendrier masculin “Nos pompiers, nos héros!”. Deux pompières de la Rive-Sud ont d’ailleurs été sélectionnées, soit Jazmin Henry-Guimond et Allyson Gagné.
C’est dans le cadre de son 25e anniversaire que la Fondation a l’idée de mettre en lumière ces femmes et de célébrer leur contribution essentielle à la société. À travers cet hommage, elle souhaite souligner leur apport exceptionnel.
“C’était la première édition 100% féminine, en espérant que la tradition se poursuive, lance Allyson. Au début, j’ai fait une blague avec les gars en leur disant que moi aussi, je pouvais faire leur calendrier. J’ai envoyé ma candidature, mais je ne pensais jamais être appelée et si j’avais été appelé pour leur calendrier, je ne l’aurais pas fait. Lorsque j’ai su que c’était un calendrier 100% féminin, là j’ai décidé de continuer le processus parce que je trouvais l’idée tellement bonne.”
“C’est certain que je leur ai demandé de quel style de calendrier il allait s’agir. On le fait pour faire avancer la cause des femmes dans le métier, alors je ne voulais pas que ce soit dénigrant et qu’on aille l’air des objets, ajouta-t-elle. Ils m’ont dit que c’était un calendrier hommage, alors j’ai décidé d’embarquer. Tous les fonds amassés par les calendriers vont à la Fondation pour aider les grands brûlés. C’est un calendrier vendu partout au Québec alors ça permet d’amasser de bons montants pour la Fondation.”
L’initiative fut très populaire puisque plusieurs pompières ont répondu présentes, à travers la province.
“Les séances se sont tenues sur deux jours, car on était plusieurs. Je ne m’attendais pas à être prise et les gars ne me croyaient pas que j’étais game, donc ç’a été un drôle d’adon qu’il y ait une édition féminine du calendrier.”
Sur les traces du paternel
Au départ, Allyson voulait devenir paramédic, suivant les traces de son père qui a toujours œuvré au sein d’un métier d’urgence.
“Mon père a toujours fait ça et lorsque j’ai commencé le cours, je trouvais qu’il me manquait un petit défi. Ensuite, la COVID-19 est arrivée et il manquait beaucoup de pompiers à Saint-Paulin. Il a suggéré mon nom et je ne pensais pas faire ça de ma vie.”
“Une fois embarquée, j’ai suivi le cours de Pompier 1, mais je n’avais pas encore la piqûre et je pensais aussi à l’emploi de policière comme possibilité. Or, j’ai trouvé un emploi de pompière-industrielle à l’Aluminerie de Bécancour (ABI). Ensuite, je me suis retrouvée à Nicolet pendant un an et là, j’ai vraiment vécu les appels et l’esprit de famille. C’est là que j’ai vraiment accroché.”
La Bécancouroise d’adoption a ensuite terminé son cours en ligne, avant de rapidement obtenir un poste à temps plein à Bécancour.
“J’ai vraiment trouvé ma place! Ils ont ouvert un poste et ça faisait un an que j’étais là, donc j’ai postulé. C’est avec le temps que j’ai accroché au métier et j’ai décidé de foncer. Ç’a été un long processus, mais je suis contente de l’avoir fait. J’adore que les pompiers fassent du PR (premiers répondants) alors ça me rejoint vraiment”, confie-t-elle.
“La caserne, c’est vraiment une famille. Je déménage bientôt et je sais que si j’ai besoin de bras, je peux compter sur eux. On se soutien énormément et c’est important sur qui tu peux compter lorsque tu te présentes sur un feu. On est six casernes à Bécancour, mais à l’intérieur de chaque caserne, il se crée des liens et une chimie d’équipe”, conclut-elle.
