Les candidats du PQ font front commun pour une meilleure qualité de l’air

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Par Stéphanie Paradis
Les candidats du PQ font front commun pour une meilleure qualité de l’air
Philippe Dumas, candidat pour le Parti Québécois dans Nicolet-Bécancour, et à l'arrière, Alexandre Litalien, candidat pour le Parti Québéois dans Champlain. (Photo : Stéphanie Paradis)

BÉCANCOUR.  Les candidats du Parti Québécois (PQ) de Champlain, Trois-Rivières et Nicolet-Bécancour, Alexandre Litalien, Laurent Vézina et Philippe Dumas, font front commun pour une meilleure qualité de l’air de nos milieux.

Les candidats ont rappelé que Trois-Rivières arrive au sommet des villes québécoises affichant les pires taux de pollution atmosphérique selon l’Organisation mondiale de la santé (2016) et qu’au Canada, la Ville de Trois-Rivières se classe au quatrième rang pour la pire qualité de l’air, derrière les villes de Courtenay, Regina et Vanderhoof. 

Des entreprises du Québec jouissent d’une dérogation ministérielle de polluer au-delà des normes, dont une à Trois-Rivières et à Bécancour, ce à quoi le PQ prévoit des primes au dépassement des normes environnementales pour les entreprises qui innovent en matière de réduction des rejets.

« Ce qu’on vient dire dans Nicolet-Bécancour, Champlain et Trois-Rivières, c’est que les députés du Parti Québécois seront les premiers députés à agir, pas en confrontation, mais comme un allié aux industries présentes pour améliorer et resserrer progressivement les normes », précise Philippe Dumas, candidat du Parti Québécois dans Nicolet-Bécancour.

« Notre parti a beaucoup de préoccupations environnementales qui touchent directement les gens de nos comtés. Aujourd’hui, nous sommes ici pour dire que nous sommes avec les entreprises afin que celles-ci puissent élever leurs normes de qualité de l’air à celles de l’OMS et non pas à celles plutôt gênantes du Canada », poursuit M. Dumas.

Les candidats péquistes s’engagent donc à étendre le Programme de réduction des rejets industriels et l’autorisation ministérielle relative à l’exploitation d’un établissement industriel au troisième secteur envisagé par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) – le premier a été assujetti en 1993, le deuxième en 2002) – soit au secteur de l’industrie de la chimie organique et de la chimie inorganique. « Chez nous à Nicolet-Bécancour, ça fait directement écho à ce qui s’en vient dans le parc industriel et portuaire de Bécancour », rappelle Philippe Dumas.

Ils s’engagent également à assurer une transparence pour que les mesures soient connues et transmises par le MELCC. « Notre chef, Paul Saint-Pierre Plamondon, le disait dernièrement : le procédé choisi pour mesurer les émissions est très imprécis et très incomplet, ce qui pose des enjeux de transparence », estime Laurent Vézinas, candidat du Parti Québécois dans Trois-Rivières.

« La mesure ne permet pas à la population de savoir ce qu’est vraiment le niveau de pollution de l’air, parce qu’on prend les mesures à certains moments et pas à d’autres où il y a des rejets importants. On ne peut pas tenir les gens dans l’ombre, nos gens de la Mauricie et du Centre-du-Québec, notamment », poursuit-il.

Les candidats s’entendent également pour rappeler l’importance de rétablir la confiance des citoyens envers le gouvernement en ne faisant pas de cachotteries, de demi-mesures ou des autorisations exagérées. 

« Pour l’établissement de la filière batterie, nous n’avons pas le choix de rétablir cette confiance. La société du parc industriel est le seul parc à propriété de l’État, et ce dernier doit absolument avoir la confiance des citoyens, avec un député qui n’est pas uniquement promoteur du gouvernement, mais qui travaille dans l’intérêt de ces concitoyens dans Nicolet-Bécancour », déclare M. Dumas.

« Je ne veux absolument pas que l’on pense que la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB) fait mal son boulot, absolument pas, mais c’est important qu’elle s’intéresse à ces choses-là déjà prévues dans nos lois et règlements, et ce serait tout à fait logique de faire un autre pas vers l’avant en environnement, à l’aube du plus grand projet industriel du Québec depuis les 30 dernières années », conclut le candidat péquiste.

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