CIUSSS MCQ : la situation s’améliore peu à peu

Manon Toupin

CIUSSS MCQ : la situation s’améliore peu à peu
Photo : depositphotos

RÉGIONAL. Si au début du mois de janvier la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) analysait la possibilité d’ouvrir un site non traditionnel de soins, ce scénario n’est plus envisagé pour le moment.

On se souvient, lors des vagues précédentes, que l’École nationale de police de Québec (ENPQ), à Nicolet, avait accueilli des patients qui devaient quitter l’hôpital, mais ne pouvaient pas retourner chez eux. Cette fois, comme on l’explique au CIUSSS MCQ, la majorité des personnes positives à la COVID-19 demeurent dans leur milieu de vie d’origine (résidences privées pour aînés ou ressources non institutionnels), étant majoritairement moins malades, donc nécessitant un niveau de soins, la plupart du temps, moins élevé.

Il semble toutefois y avoir une grande affluence, dans le système de santé, d’usagers ayant un profil NSA (Niveau de soins alternatifs : qui occupent un lit à l’hôpital, mais dont l’état de santé ne nécessite plus de soins et services). L’objectif est donc de libérer le plus rapidement possible ces lits afin d’y accueillir les patients ayant besoin de soins aigus et ainsi augmenter la capacité de lits destinés à la COVID-19.

Ainsi, plutôt que d’ouvrir l’ENPQ, le CIUSSS MCQ privilégie la création de places à même les installations ou encore l’achat de places supplémentaires dans certaines résidences privées afin d’y relocaliser temporairement les usagers NSA. Ces places sont destinées, par exemple, à quelqu’un qui a besoin de réadaptation avant de réintégrer son milieu de vie; à un usager qui a été accueilli à l’urgence, hospitalisé et en attente d’adaptation ou de services à domicile avant de retourner à son domicile ou finalement une personne âgée dont l’orientation, après son passage en centre hospitalier, reste à déterminer à cause de son état de santé.

Bien sûr, la région est passée, comme la majorité des autres, au niveau 4 de délestage il y a quelques jours. Cela s’explique notamment par la hausse constante des hospitalisations liées à la COVID-19, mais également aux enjeux de main-d’œuvre et aux éclosions dans différents milieux. Malgré cela, 50% des chirurgies (urgentes, semi-urgentes et oncologiques) sont maintenues dans la région, de même que les services prioritaires tels que les urgences, soins intensifs, vaccination, milieux d’hébergement, protection de la jeunesse, obstétrique et oncologie. 

Chaque jour, les besoins de lits liés à la COVID-19 sont revus afin de déterminer les chirurgies qui peuvent être maintenues. D’ailleurs, ceux qui auraient des inquiétudes à la suite de l’annulation ou du report de leur rendez-vous ou chirurgie peuvent téléphoner au 1 833 802-0461 (du lundi au vendredi).

Pour ce qui est du nombre d’employés du milieu de la santé qui sont en arrêt de travail, le nombre diminue peu à peu. En date du 14 janvier, 969 membres du personnel étaient retirés de leurs fonctions en lien avec la COVID-19. C’est mieux qu’au début du mois alors que plus de 1000 personnes étaient absentes de leur travail en santé.

Et la région bénéficie également, depuis quelques jours, de la présence de militaires des Forces armées canadiennes. Des réservistes sont déployés et sont d’un grand soutien aux équipes de vaccination, notamment à Victoriaville. Leur présence permet notamment d’augmenter le nombre de plages horaires disponibles pour la population. Leur collaboration donne également un peu de répit au personnel dédié à la vaccination qui travaille depuis plus d’une année avec une charge augmentée et une diversité de vaccination (1ère et 2e dose, 5-11 ans, rappel). En plus de Victoriaville, les Forces armées aident à Drummondville, Shawinigan et Trois-Rivières.

Il s’agit donc de petits gains (diminutions du nombre de gens absents du travail, patients moins malades de la COVID, maintien de 50% des chirurgies et rendez-vous, etc.) qui donnent une lueur d’espoir après près de deux ans de pandémie. En récapitulatif, au 17 janvier pour la Mauricie-Centre-du-Québec, on dénombrait 40 057 cas cumulatifs de COVID-19, dont 2537 qui se sont ajoutés au cours des 7 derniers jours. Cela représente 4147 cas actifs et 211 hospitalisations. Depuis le début de la pandémie, la région a enregistré 671 décès, dont 35 répertoriés au cours des 7 derniers jours.

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