Avenir de la Coop de Sainte-Gertrude : Guillaume Langlois se veut rassurant

Stéphane Lévesque, initiative de journalisme local, icimédias
Avenir de la Coop de Sainte-Gertrude : Guillaume Langlois se veut rassurant
Coopérative de santé et de solidarité de Ste-Gertrude

SANTÉ. Face à certaines rumeurs qui évoquaient une situation précaire de la Coopérative de santé de Sainte-Gertrude, Guillaume Langlois s’est exprimé dans une publication sur Facebook et dans le cadre d’une entrevue accordée au Courrier Sud. Le médecin se veut rassurant.

«Premièrement, il n’y a pas d’animosité entre nos médecins. Nos échanges sont cordiaux et respectueux. Et bien qu’une séparation ne soit jamais facile, on est à des lieux d’une histoire tragique et déchirante. La séparation entre nos médecins des deux cliniques était inévitable. Le coronavirus, et certains événements extérieurs, ont précipité les choses (et les réflexions), mais ce serait arrivé un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre. Et ça, personne de l’extérieur n’aurait pu y faire quoi que ce soit. Le plus important est que nos professionnels de la santé demeurent dans la région. De plus, nous continuerons à nous entraider et travailler ensemble, à nous dépanner en cas de besoin, etc. Car nous faisons toujours partie du même Groupe de médecins de famille (GMF)», précise d’entrée de jeu Guillaume Langlois.

«Tant qu’il y aura des membres de la COOP à Ste-Gertrude, il y aura un bâtiment pour nous accueillir. Si la coop ne pouvait plus couvrir ses frais, en raison de l’abandon des membres qui restent, nous serions forcés, Magalie et moi, de travailler ailleurs que dans ces locaux. Le principal danger pour la COOP, en ce moment, il est là. Évidemment, ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours un plan B et un plan C. Je n’abandonnerai pas mes patients et mon village, quoi qu’il arrive… Je tiens aussi à souligner le travail extraordinaire du C.A. de la COOP. Encore une fois, on n’a aucun conflit avec eux, et tous nos échanges sont cordiaux et respectueux. J’ai été bien heureux de constater, lors de ma récente réunion avec eux et la directrice, à quel point ils travaillent d’arrache-pied pour trouver sans cesse de nouvelles solutions pour éviter la fermeture de Ste-Gertrude. Mais encore une fois, je le répète, ils n’ont rien à voir avec nos décisions actuelles de régie interne», ajoute-t-il en assurant que «l’année prochaine sera bien meilleure que l’année dernière» alors que deux médecins sur trois étaient en congé de maternité.

«On peut donc dire, sans trop se tromper, qu’à partir du 4 octobre, tout rentrera dans l’ordre de notre côté. En attendant, nous avons mis en place plusieurs mesures d’urgence. Je priorise les cas les plus urgents, nos collègues de Gentilly ont libéré des places pour nos patients et la fin de semaine, toute l’équipe de notre GMF est prête à vous accueillir pour le sans rendez-vous à St-Grégoire. C’est une situation bien regrettable, mais temporaire. Je tiens à le redire, il n’y a aucune raison que notre clinique ne ferme dans les prochaines années. On n’abandonne aucun de nos patients. Le manque temporaire de ressources actuel tire à sa fin», souligne Guillaume Langlois en profitant de l’occasion pour lancer un message à la population de Sainte-Gertrude.

«Je pense que la COOP est rendue à un point où elle doit à nouveau se renouveler. Peut-être allez chercher d’autres professionnels de santé plutôt que des médecins? Offrir un local pour un dentiste ou une optométriste une journée par semaine, par exemple? Une infirmière en soins de pieds? Élaborer un projet novateur pour attirer une pharmacie? Ou carrément développer d’autres services essentiels à notre village, comme un bureau pour notaire ou autre professionnel? Utiliser des espaces pour lancer des projets économiques variés? Dans mes rêves les plus fous, je pensais que la COOP allait acheter la Caisse pour en faire un incubateur économique, lancer un café local, utiliser le terrain dehors comme marché public. Je rêvais aussi que la COOP rachèterait les centres pour personnes âgées. On pourrait y garder nos aînés. En tout cas, ça nous redonnerait pas mal d’espoir, je pense…. Ça peut avoir l’air un peu fou, mais si nous étions capables de recréer la synergie d’il y a 13 ans, lors de la création de la COOP, tout ça pourrait facilement redevenir réalité. À cette époque, nous avons, tous ensemble, soulevé des montagnes», conclut-il.

Reste à voir si ces explications vont satisfaire les résidents du secteur. Selon des informations recueillies par le Courrier Sud, un comité de citoyens serait à se former en lien avec le fonctionnement actuel de la Coopérative de santé de Sainte-Gertrude.

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