Acquisition d’Air Transat par Air Canada: le Bloc Québécois émet des réserves

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Acquisition d’Air Transat par Air Canada: le Bloc Québécois émet des réserves
Le député Louis Plamondon.

POLITIQUE. Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a annoncé la tenue d’une «évaluation de la transaction au regard de l’intérêt public» de la vente du transporteur Air Transat à Air Canada, approuvée par les actionnaires vendredi dernier. Pour le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, cette décision est le résultat de la pression exercée par le Bloc Québécois.

C’est que le 21 août, Yves-François Blanchet et Louis Plamondon, porte-parole du Bloc Québécois en matière de transports, ont écrit à M. Garneau pour lui demander d’ordonner une «étude approfondie sur l’acquisition d’Air Transat par Air Canada puisque la transaction soulève des questions d’intérêt public ».

Le Bloc a soulevé les risques que les francophones ne soient plus en mesure d’obtenir des services dans leur langue alors qu’Air Canada, obligée par loi d’offrir des services dans les deux langues officielles.

« Il fallait freiner la vente précipitée d’un autre fleuron québécois et c’est ce que nous avons obtenu, pour l’instant, du ministre Garneau. À la veille des élections, le gouvernement a cédé à la pression et donné un avant-goût de ce que ça donne d’élire des nationalistes économiques à Ottawa. Alors que tous les partis fédéraux acceptaient sans broncher le passage d’Air Transat entre les mains d’Air Canada, le Bloc a agi. Nous avons demandé et obtenu une étude approfondie pour déterminer si la transaction est d’intérêt public, ce dont nous doutons très fortement », a déclaré M. Plamondon.

Ces travaux débuteront le 4 novembre et pourront s’étendre sur 250 jours.

«Nous sommes persuadés que le Québec n’a rien à gagner de cette transaction. Air Canada est obligée par loi d’offrir des services en français, mais s’en balance. Elle était obligée par loi d’entretenir sa flotte d’avions à Montréal, mais a exporté sans gêne les emplois des travailleurs d’AVEOS à l’étranger, avec la complicité à la fois des libéraux et des conservateurs. Espérons maintenant que le processus enclenché hier va déboucher sur une nouvelle offre plus intéressante pour le Québec », a commenté le député.

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