Accord Canada–États-Unis–Mexique: le Bloc Québécois apporte son soutien aux travailleurs de l’ABI

Accord Canada–États-Unis–Mexique: le Bloc Québécois apporte son soutien aux travailleurs de l’ABI
Yves-François Blanchet et des députés du Bloc Québécois ont entamé une tournée à Sept-Îles, Baie-Comeau, Bécancour et au Saguenay-Lac-Saint-Jean afin de discuter des impacts de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique avec les travailleurs de l’aluminium. (Photo : Stéphane Lévesque)

POLITIQUE. De passage à Bécancour le 12 février, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, est venu apporter son soutien aux travailleurs de l’ABI dans le cadre du nouvel accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

«L’aluminium, c’est une industrie dont les Québécois peuvent être très fiers puisque nous le produisons de la manière la plus écologique au monde. Pourtant, le nouvel accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique compromet 60 000 emplois. Avec cet accord, Ottawa offre aux Ontariens la protection de leur secteur de l’acier contre l’abandon complet de l’aluminium du Québec. Il est inacceptable que nos travailleurs de l’aluminium servent de monnaie d’échange. Nous sommes pour le libre-échange, mais avec des protections pour le secteur de l’aluminium et non au détriment des emplois qui font la fierté des régions et du Québec », a déclaré le chef du Bloc Québécois.

Éric Drolet du syndicat des Métallos de l’ABI était heureux de cet appui. «Je veux remercier grandement l’implication du Bloc Québécois et de M. Blanchet pour la défense de notre industrie et des emplois qui font vivre des centaines de familles, sans quoi, tout ça serait passé sous silence. Ce combat est important, mais ce n’est pas tout. Il faut s’assurer de la pérennité de notre industrie en investissant dans nos usines. Ce n’est pas avec un accord comme celui-là qu’elles vont pouvoir prospérer, continuer de se moderniser et suivre les avancées technologiques dans les procédés de fabrication de l’aluminium », souligne-t-il.

Selon l’accord, même si 70% des pièces en aluminium utilisées dans la production des automobiles en Amérique du Nord proviendront de l’Amérique de Nord, l’aluminium en lui-même contenu dans les pièces n’est pas obligé d’y provenir.

 

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