ABI devra dédommager les étudiants

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ABI devra dédommager les étudiants
(Photo : Archives)

TRAVAIL. Victoire de taille pour les étudiants de l’Aluminerie de Bécancour (ABI). Le Tribunal des droits de la personne vient de reconnaître que la compagnie avait  violé l’article 19 de la Charte des droits et libertés de la personne, qui stipule que «tout employeur doit, sans discrimination, accorder un traitement ou un salaire égal aux membres de son personnel qui accomplissent un travail équivalent au même endroit».

La Commission des droits de la personne et de la jeunesse avait porté plainte au tribunal au nom de 157 anciens étudiants d’ABI. Ces derniers pouvaient être rémunérés jusqu’à 30% de moins que les travailleurs réguliers ou occasionnels pour le même travail. Cette différence s’expliquait par le fait que les étudiants ne progressaient pas dans l’échelle salariale d’une année à l’autre et recommençaient toujours au salaire d’entrée.

«La distinction porte atteinte à leur dignité du fait qu’elle n’a pas respecté leur droit à un salaire équivalent pour un travail équivalent en contravention de l’article 19 de la Charte », peut-on lire dans le jugement signé par la juge Magali Lewis.

ABI devra donc verser aux anciens étudiants la différence entre le salaire reçu et celui auquel ils auraient eu droit, et ce, de façon rétroactive (selon différentes dates, en fonction du moment où la plainte a été déposée). De surcroît, le tribunal a ordonné le versement d’un montant de 1000$ à titre de dommages moraux.

«C’est une grande victoire pour les étudiants d’ABI et cela risque d’avoir un impact dans plusieurs autres milieux de travail. Nous sommes très heureux pour les étudiants qui ont eu le courage de contester une pratique discriminatoire. Nous sommes aussi fiers, comme syndicat, de les avoir aidés à faire valoir leur droit en les accompagnant dans le processus de plainte. Le syndicat était également représenté comme partie intéressée au dossier et notre plaidoyer a été bien entendu», explique le président de la section locale 9700, Clément Masse.

(Source: Syndicat des métallos)

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