ABI : un conciliateur pour dénouer l’impasse

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Par Sebastien Lacroix
ABI : un conciliateur pour dénouer l’impasse
Le retour au travail s'était échelonné sur un mois à un mois et demi, en 2004. (Photo : Le Courrier Sud - Archives)

ÉCONOMIE. Incapables de s’entendre sur les modalités de la prochaine convention collective, la direction et le syndicat de l’Aluminerie de Bécancour ont décidé de donner une dernière chance à la négociation.

Après que les travailleurs se soient prononcés à 97% contre les dernières offres patronales, donnant un mandat de grève au syndicat a exercé au moment opportun, ce qui n’est toutefois pas le cas pour le moment.

Les deux parties se sont entendues, tard mercredi soir, alors que la convention collective venait à échéance, pour faire appel à Jean Nolin pour tenter de dénouer l’impasse. Celui-ci agira à titre de conciliateur dans le dossier à partir de ce jeudi.

On croit que son expérience profitera aux deux parties dans la recherche de solutions qui permettront d’en venir à une entente. Le même processus avait d’ailleurs permis d’éviter un conflit de travail, en 2012, après cinq mois de conciliation à l’échéance de la convention.

La négociation achoppe notamment sur le régime de retraite à deux vitesses que souhaiterait implanter ABI pour ses nouveaux travailleurs, alors qu’Alcoa est en pleine vague d’embauches massives pour remplacer les départs à la retraite. Des clauses orphelines contre lesquelles les Métallos se battent depuis de nombreuses années.

Outre le régime de retraite, les négociations achoppent également au sujet du respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre. Des centaines d’embauches sont à prévoir au cours des prochaines années, ce qui nécessitera d’importants mouvements de main-d’œuvre.

La direction de son côté, estime qu’elle offre des conditions de travail attrayantes et compétitives, parmi les meilleures du secteur, à tous ses employés, tant en termes de salaires qu’au niveau du régime de retraite et autres avantages sociaux. Elle fait valoir que l’offre vise à maintenir ces conditions et assurer la compétitivité de l’usine à travers tous les cycles du marché.

La direction d’ABI souhaite elle aussi poursuivre les discussions et souhaite toujours en arriver à une entente, d’autant plus que les marchés de l’aluminium lui sont favorables par les temps qui courent.

L’Aluminerie de Bécancour fait également valoir qu’elle est l’un des plus importants employeurs de la région avec plus de 1100 employés et des retombées économiques de 500 millions de $ par année au Québec.

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