86% des personnes âgées aux prises avec des maladies chroniques

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Par Jonathan Cossette
86% des personnes âgées aux prises avec des maladies chroniques
86% des personnes âgées aux prises avec des maladies chroniques

SANTÉ. L’Enquête québécoise sur les limitations d’activité, les maladies chroniques et le vieillissement a permis de soulever plusieurs faits saillants en ce qui a trait à la région de la Mauricie/Centre-du-Québec. Pas moins de 86% des personnes âgées de 65 ans et plus sont concernées par le sujet.

L’enquête révèle également que 78% de la population de 65 ans et plus s’est vu diagnostiquer avec au moins cinq types de problèmes fréquents tels que l’arthrite, le diabète, les maladies pulmonaires, l’hypertension ou encore des maladies cardiaques.

«Effectivement, ces maladies ne sont pas contagieuses, mais la plupart d’entre elles ne se guérissent pas, malheureusement. Tout ce qu’on peut faire, c’est traiter la maladie et suivre son évolution. On peut en retarder les symptômes, mais elle continue d’évoluer», explique d’entrée de jeu Lucie Bonin, médecin spécialiste en médecine préventive et santé publique.

«L’important, c’est de ne pas oublier qu’elles sont évitables ou que l’on peut les retarder et il en est de même pour les conséquences. Comment? On sait qu’à partir de 45 ans, la prévalence des maladies augmente alors il faut faire attention à notre santé. Il faut donc adopter de meilleures habitudes de vie. Le vieillissement, c’est une grande victoire si on s’est donné la chance.»

Contrôler la maladie

Bien que les gens soient atteint d’une maladie chronique, ça ne veut pas dire pour autant que leur vie ne sera plus la même à long terme.

«Lorsqu’on vieillit, il se déclare majoritairement une ou deux maladies chez les personnes, mais on peut continuer de bien vivre en santé, car on peut contrôler les conséquences. Il faut comprendre que même si 80% de nos personnes âgées souffrent d’une maladie chronique en Mauricie/Centre-du-Québec, la majorité en vit très bien et conserve une très bonne qualité de vie. Et il ne faut pas oublier que plusieurs de nos aînées s’impliquent dans la société et dans les familles encore aujourd’hui.»

Le chiffre 86% de gens souffrant de maladies chroniques provient des 106 000 personnes âgées de 65 ans et plus de la Mauricie/Centre-du-Québec.

«Si les gens changent leurs habitudes de vie, il est possible de guérir certaines maladies, par exemple l’hypertension ou encore parvenir à cesser certaines médications. Il n’est jamais trop tard pour changer ses mauvaises habitudes. Il n’y a pas d’âge! Même à 60, 70 ou 75 ans, il faut faire attention à nous», ajoute Mme Bonin.

Facteurs

«Il existe des facteurs non modifiables, comme l’âge et le bagage génétique de la personne. Et les facteurs dits modifiables sont ceux que l’on prend pour changer nos habitudes de vie, telles que de cesser de fumer, réduire la consommation d’alcool et faire preuve d’une saine alimentation. Encore là, ça s’applique aussi à nos 45-55 ans! Il faut se garder en forme et actif.»

«Les gens font attention de plus en plus et voilà pourquoi nous avons gagné 30 ans d’espérance de vie dans le dernier siècle. Huit ans grâce à notre système de santé et 22 autres grâce aux bonnes conditions de vie. Les hommes atteignent maintenant 80 ans, tandis que les femmes vivent jusqu’à 84 ans», souligne Mme Bonin.

Et l’environnement?

Mme Bonin concède qu’il faut aussi un bon environnement pour aider à mieux vieillir en santé.

«Il faut un environnement sain. Par exemple, habiter près d’une piste cyclable ou encore dans une municipalité ou un quartier qui offre des services de transports adaptés. On s’assure d’avoir un bon revenu et un bon régime de retraite. En plus de se tenir en forme, ça va permettre de diminuer toutes maladies qui se rattachent aux stress, à la pression et à l’anxiété.»

«La société est vieillissante et on doit penser à toutes les générations à venir. Par exemple, si on construit de bons trottoirs, ils seront bons pour les poussettes d’enfants, pour les adultes à bicyclette et pour les aînées. Voilà pourquoi nos actions doivent être prises avec soins», conclut-elle.

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