Encore 70 travailleurs à la centrale nucléaire

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Par Sebastien Lacroix
Encore 70 travailleurs à la centrale nucléaire
La deuxième phase se poursuit jusqu'en 2020. (Photo : gracieuseté - Guy Beauchesne)

DOSSIER. La mise en arrêt du réacteur de la centrale Gentilly-2, le 28 décembre 2012, marquait le «début de la fin» de l’aventure nucléaire au Québec. Cinq ans plus tard, il y a encore plusieurs personnes qui s’activent sur le site. 

Des 595 employés permanents qui opéraient la centrale, ce sont maintenant 70 travailleurs qui gravitent chaque jour aux différentes tâches en lien avec la deuxième des six phases du déclassement des installations. Un nombre qui devrait se maintenir jusqu’en 2020, alors qu’environ la moitié d’entre eux seront admissibles à la retraite.

Depuis la fermeture de la centrale, l’ensemble des travailleurs excédentaires a trouvé preneur et aucun d’entre eux n’a été licencié. La grande majorité a été relocalisé dans l’entreprise, tandis que d’autres ont quitté pour un autre employeur ou ont pris leur retraite. Du nombre, ce sont 60% qui sont demeurés en Mauricie et au Centre-du-Québec, dont plusieurs sur les centrales hydroélectriques.

Le cas des techniciens et des ingénieurs a aussi été réglé alors qu’ils ont intégré différentes unités d’Hydro-Québec réparties à certains endroits au Québec. Ils ont pu demeurer dans la région en pouvant travailler à distance tout en étant basé à Trois-Rivières.

Des effectifs liés à la surveillance du réseau se rendent aussi tous les jours sur le site de G2. Un centre a été aménagé pour eux au poste de garde, à l’entrée des installations. Pour une question de sécurité, on ne peut toutefois pas connaître le nombre d’employés, mais il s’agit de l’ensemble du personnel lié à ces activités.

Les bâtiments administratifs ou industriels de la centrale comprennent de vastes espaces qui sont actuellement laissés vacants. C’est que ceux-ci se trouvent dans un périmètre sécurisé jusqu’au moins en 2020, le temps de compléter le transfert du combustible.

Par la suite, il serait étonnant qu’ils puissent servir à nouveau puisqu’ils seront mis en dormance dans le but de les préserver jusqu’à leur démantèlement… dans les années 2060. Comme ils sont voués à disparaître, on devine que la société d’État voudra y limiter les investissements.

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