40 ans de ski de fond à Nicolet

40 ans de ski de fond à Nicolet

Le président du Club de ski de fond Les 40 de Nicolet, Régent Rousseau-Roy.

Crédit photo : (Photo Sébastien Lacroix)

NICOLET. Pour ses 40 ans, le Club de ski de fond Les 40 offrira ses sept kilomètres de sentiers balisés tout à fait gratuitement aux amateurs pour la saison 2018-2019.

Une saison qui arrive d’ailleurs plus tôt que prévu. Les sentiers ont en effet été tracés dès que la neige s’est installée, à la fin novembre, avant d’ouvrir officiellement la  fin de semaine dernière. Un fait rarissime si l’on considère que certaines années, le Club n’ouvrait même pas avant Noël.

Il faut dire qu’en 40 ans, le Club de ski de fond a dû s’adapter maintes fois aux changements climatiques. Au point où il faut parfois fermer les pistes durant une semaine ou deux lorsqu’il y a des redoux ou des verglas. Heureusement, l’évolution de l’équipement a permis au sport de perdurer avec les skis sans fartage qui permettent d’en faire même quand le mercure oscille autour de zéro degré.

Le Club de ski de fond a également dû s’ajuster au développement domiciliaire qui a fait fondre le nombre de pistes comme neige au soleil. On se souvient qu’en 1978, à l’époque de la grande pancarte en bois à l’arrière du centre d’achat, c’était un massif forestier qui accueillait les skieurs.

Le Club les 40 comptait alors sur une quinzaine de pistes et environ 15 à 20 kilomètres de sentiers. Il y a même déjà eu une piste qui était éclairée sur trois kilomètres, pour permettre aux mordus de faire du ski de soirée.

C’était avant que le secteur Nicoterre prenne de l’expansion à l’arrière de l’UPA, puis en bordure de la piste cyclable. Depuis 5 ans, c’est le développement du Faubourg du Ruisseau qui a eu raison de plusieurs pistes.

À l’heure des saines habitudes de vie, la présence d’une piste de ski de fond en pleine ville est un atout

Aujourd’hui, il reste encore quatre ou cinq pistes, toutes des vertes (faciles), qui sont situées en bordure de la piste cyclable et dans ce qui reste de forêt à l’arrière des développements domiciliaires le long de la partie du boulevard qu’on appelait anciennement les 40.

Une piste avancée ou intermédiaire a été abandonnée il y a deux ans près du cours d’eau Denis Proulx. «Il y avait quatre petites descentes en bordure d’une petite rivière. Ça pouvait être difficile dépendant des conditions», se souvient le président du Club, Régent Rousseau-Roy.

Avec les prochains développements à venir, c’est l’avenir même du Club à cet endroit qui est incertain. Par exemple, la piste «Les 40» est menacée de disparaître avec un éventuel prolongement de la rue Denoncourt. La piste «Le Faubourg» se trouve quant à elle sur le terrain visé par la dernière phase d’expansion du secteur qui doit se rendre jusqu’à la piste cyclable.

«Quand on sera rendu là, soit qu’on abandonnera ou qu’on s’en ira ailleurs… mais ailleurs, il n’y a pas beaucoup de place, fait valoir le président. Parce que juste le long de la piste cyclable, ça ne ferait que quatre kilomètres, deux à l’aller et deux au retour (rire). On tournerait en rond!»

250 amateurs de skis

Avec la promotion de cette année, on espère relancer la pratique du ski de fond à Nicolet pour que les gens continuent ou recommencent à se procurer un macaron qui donne accès aux pistes… pour la modique somme de 10$ pour la saison.

«On tourne maintenant autour de 200 à 225 skieurs. Avec les bénévoles, ça fait environ 250 amateurs de ski de fond à Nicolet, indique le président. Le plus bas qu’on a vu, c’est entre 180 et 200 et ç’a varié d’une année à l’autre. Des fois, on en a eu 300. Ç’a monté à 500 et ç’a rebaissé. Depuis 5 ou 6 ans, c’est constant. C’est environ 225».

«Il n’y a pas beaucoup de relève, poursuit M. Rousseau-Roy. Les jeunes, on en voit, mais pas beaucoup. Quand je les vois, je les félicite, mais on en voit peut-être une dizaine maximum par hiver. C’est davantage des personnes un peu plus âgées qui viennent faire leur petite ride».

Pourtant, à l’heure des saines habitudes de vie, la présence d’une piste de ski de fond en pleine ville est un atout. «Avec le ski de fond, tout bouge: les bras, les jambes, le cardio… C’est vraiment complet, continue le président. Les pistes sont belles. C’est le plein air. Ça met en forme. Chacun fait ça à son rythme. Il n’y a pas de compétition.»

Une belle collaboration

Le président du Club Les 40 se réjouit également de la collaboration du ministère des Transports qui laisse les skieurs se stationner dans leur cour à son site de la rue Laviolette. Une pancarte a même été aménagée pour indiquer que c’est l’endroit tout désigné pour les utilisateurs de la piste multifonctionnelle.

C’est un peu ce qui avait fait le succès dès le départ, alors que les gens pouvaient stationner au centre d’achat, enfiler l’équipement et aller profiter des pistes. «Avant qu’ils installent des pancartes, on stationnait dans la rue, se souvient Régent Rousseau-Roy, mais quand il y a quinze autos dans la rue…»

Le fait que la piste cyclable soit désormais déneigée décourage également les motoneigistes. Ce qui règle une partie du problème pour les pistes de ski de fond. Parce que plusieurs motoneigistes ne se gênaient pas pour passer dans les pistes…  «Il reste les gens à pied qui vont parfois faire un petit tour. Ils pensent qu’ils ne brisent pas, mais ils brisent quand même, précise le président. Les raquettes, eux autres, c’est correct.»

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Michel Duplin
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Michel Duplin

Il y a 40 ans nous étions des résidents de Weedon sur la rue Grenier… Nous avons utilisé ce sentier des plus féerique…
Inoubliables souvenirs de Sutton gravés à toujours.
Nicole et Michel.