Économie d’eau potable et arrosage: comment concilier ces deux besoins contradictoires?

Par Joanie Mailhot
Économie d’eau potable et arrosage: comment concilier ces deux besoins contradictoires?
L'entrepreneur Serge Fortier

ENVIRONNEMENT. Les canicules sont à nos portes depuis quelques semaines déjà. Plusieurs municipalités doivent mettre en place une police de l’eau et des restrictions concernant l’arrosage des jardins et aménagements paysagers.

Mis à part les gestes de réel gaspillage d’eau potable, tel que d’arroser son asphalte, on observe souvent que les besoins d’arroser surviennent précisément lorsque les interdictions de le faire surviennent. En fait, c’est normal, puisque c’est en période de canicules et de sécheresse que les plantes des parterres et jardins en ont le plus besoin et que les réserves d’eau des municipalités sont les plus critiques.

Donc, que faire dans cette situation? Serge Fortier, environnementaliste et consultant en paysage écologique, y va de quelques conseils et solutions.

«Il est important d’éviter de surélever le sol de la culture. Je recommande aussi de toujours utiliser un paillis, même dans le jardin potager, parce que le paillis ralentit l’évaporation, faisant en sorte que l’eau qui remonte du sous-sol servira à abreuver les végétaux plutôt que de se perdre par évaporation», explique l’auteur et conférencier.

«Il faut aussi ne pas arroser en surface puisque c’est du pur gaspillage, croit-il. Rarement l’eau se rend assez creux pour abreuver les plantes. Cette eau s’évapore sans avoir servi et oblige à recommencer le même manège à chaque jour de sécheresse. En mouillant ainsi la surface constamment, les limaces, les moisissures et la mauvaise herbe vous envahiront et favoriseront la croissance des racines en surface, rendant de plus en plus vulnérables les végétaux aux sécheresses.»

Selon le spécialiste, il importe de comprendre le grand principe qui fait que les végétaux dans la nature sont autosuffisants en eau. «Ce principe, je le nomme «La lampe à l’huile»: tout comme l’huile remonte après la mèche d’une lampe à l’huile, l’eau du sous-sol remonte dans la terre. C’est le principe de la capillarité», avance M. Fortier.

Ce dernier rappelle que la grande majorité des besoins en eau des végétaux est comblée par l’eau du sous-sol et non pas par la pluie. Il soutient également que le sol s’assèche lorsque la quantité d’eau évaporée, plus celle consommée par les végétaux, est supérieure à la capacité du sol de la remplacer par la capillarité.

«Si on surélève le sol de culture, on rallonge la mèche et la capillarité est moins efficace, amenant le sol à s’assécher plus vite. C’est pourquoi il faut éviter cette pratique.»

Mentionnons que Serge Fortier a mis sur pied un nouveau concept d’arrosage, soit le dispositif «Logissol-O», qui peut être utilisé par tous ceux qui possèdent un jardin potager ou des aménagements paysagers.

«Il permet des économies d’eau de l’ordre de 75% minimum, car il permet de donner 100% de l’eau directement dans le sol, au niveau des racines. Logissol-O a été conçu pour remettre en marche la capillarité du sol (la lampe à l’huile) et ainsi éviter de devoir arroser à chaque jour», affirme l’inventeur du produit.

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