« Nous sommes favorables à l’exploitation de nos ressources naturelles, mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix. Pour le bien collectif, le gouvernement du Québec doit donc rapidement instaurer un moratoire qui permettra de bien évaluer, avec précision et rigueur, l’ensemble des aspects environnementaux, sociaux et économiques de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste », a affirmé Pauline Marois, chef de l’Opposition officielle.
Selon elle, ce moratoire devrait être instauré, tant sur l’exploration que l’exploitation, aussi longtemps que le rapport du BAPE ne sera pas déposé et que la nouvelle loi sur les hydrocarbures ne sera pas adoptée. « Nous devons assurer que, si nous allons de l’avant dans l’exploitation de gaz de schiste, le contrôle et les retombées économiques soient au bénéfice de l’ensemble des Québécois. C’est une richesse que nous devons exploiter en pensant aux générations futures », a-t-elle ajouté.
Un manque de respect, selon AussantEn réaction aux propos d'André Caillé tenus lors de la conférence de presse lundi le 30 août par l'Association pétrolière et gazière Québec, Jean-Martin Aussant affirme qu'il y a une limite au manque de respect envers la population du Québec.
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Jean-Martin Aussant s'est dit peu impressionné par les commentaires de M. Caillé, lorsqu’il a affirmé que les Québécois qui voulaient s’enrichir avec les gaz de schiste n’avaient qu’à acheter des actions des compagnies impliquées. «Il y a une limite au manque de respect envers la population du Québec, qui demeure collectivement le premier décideur en ce qui concerne ses ressources naturelles», a dénoncé le député péquiste de Nicolet-Yamaska. «Que l’on aille de l’avant ou non avec l’exploitation des gaz de schiste, il faudra faire le débat sur la propriété de nos ressources naturelles au Québec. Que l’on parle de redevances plus élevées ou de nationalisation, l’important c’est que la discussion ait bel et bien lieu. Il faut s’assurer que les Québécois dans leur ensemble bénéficient de leurs richesses naturelles, et non seulement un très petit groupe de compagnies qui proviennent souvent de l’extérieur du Québec», dit-il.