Martin Désy est revenu au Québec en février dernier après un séjour d’une vingtaine d’années en France. Par ses méthodes qu’il a développées sur le Vieux Continent, il compte bien redonner ses lettres de noblesse au tennis trifluvien.
«J’adopte une ligne directrice stricte. Ce n’est pas un camp de jour, c’est une école d’entraînement. Il faut savoir écouter et faire certains devoirs à l’extérieur des cours. Je crois que je suis en train de développer un noyau dur qui s’implique de plus en plus dans le sport», expose-t-il.
La base
Cet été, près de 80 jeunes âgés sont inscrits au cours de tennis de l’ATTR. Pourtant, selon Martin Désy, la base pyramidale est inexistante.
«C’est le trou noir entre quatre et six ans. C’est un gros problème car celui-ci est généralisé à la grandeur du Québec. Normalement c’est à cet âge-là que le nombre de joueurs est le plus élevé alors que là c’est tout le contraire», déplore-t-il.
Des mentalités différentes
Il y a 20 ans, les jeunes étaient nombreux à choisir le tennis comme sport de prédilection. Aujourd’hui, tout a changé.
«Les jeunes sont rendus paresseux et infantilisés. C’est terrible et universel. L’enfant prend pour acquis qu’il va faire sept, huit, neuf activités par année, les parents paient et pour l’enfant c’est comme consommer une sortie à la piscine à vague. Avant les parents étaient plus exigeants et l’enfant devait offrir certains résultats. Il faut cesser de penser que le programme «participaction» fait foi de tout. Je crois qu’il faut s’impliquer à fond dans un seul sport pour réussir à performer», indique Martin.
Les objectifs
Dernièrement, l’ATTR a accueilli le Championnat québécois de tennis des 18 ans et moins. Malheureusement, aucun Trifluvien n’a participé. Un objectif facilement atteignable selon Martin Désy.
«Le niveau provincial est faible et facile à atteindre. Je dis à mes élèves que s’ils travaillent fort et font une préparation physique adéquate (résistance et vitesse), ils atteindront ce niveau rapidement», divulgue-t-il.
Il n’est donc pas utopique de croire qu’un joueur de tennis trifluvien pourra s’illustrer sur la scène provinciale dans un avenir plus ou moins rapproché.
