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Pétition pour indemniser les chiens d’assistance victimes d’accident


Publié le 13 juillet 2017

Ingrid Carey et son chien d’assistance Tia.

©gracieuseté

Louise Gingras souhaite qu’un chien d’assistance Mira, comme celui de sa fille tétraplégique, soit «reconnu comme faisant partie intégrante d’une personne handicapée» et soit assuré par la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) en cas d’accident.

La résidente de Sainte-Catherine et sa fille, Ingrid Carey, ont mis en ligne une pétition en ce sens s’adressant au ministre des Transports, Laurent Lessard, et à la SAAQ. Elles visent recueillir 1000 signatures dans le but de faire changer la loi.

«Le chien représente les membres d’une personne handicapée. Tia, le chien de ma fille, lui ouvre la porte, ramasse les choses par terre et la sort de sa solitude», soutient Mme Gingras.

Sa fille se trouvait à la fin avril sur une piste cyclable à Montréal avec son animal quand une voiture «est passée très vite», a happé son chien d’assistance et a pris la fuite.

«Quand je suis arrivée auprès d’elle, le chien était allongé par terre et ma fille était en pleurs», raconte Mme Gingras.

Une ambulance pour animaux est venue chercher Tia et l’a transporté à un hôpital vétérinaire de Lachine. Mme Carey a dû défrayer les coûts du transport et de l’hospitalisation. La facture montait à 2000$. L’animal est rétabli depuis et est de retour auprès d’elle.

Ingrid Carey a fait des démarches auprès de la SAAQ pour obtenir une indemnisation, mais on lui a répondu que les animaux n’étaient pas assurés, indique Mme Gingras.

Mario Vaillancourt, porte-parole de la SAAQ, a indiqué au Reflet qu’Ingrid Carey sera indemnisée pour dommage matériel, puisqu’il s’agit d’un délit de fuite. Il précise toutefois qu’au sens de la loi, un chien n’est pas considéré comme une personne ni une victime. Il ne peut donc être indemnisé pour dommage corporel.

Informée par le Journal à cet effet, Mme Gingras soutient qu’elle poursuit la pétition. «Je veux que la loi reconnaisse un chien d’assistance comme faisant partie intégrante de la personne handicapée. On le fait aussi pour les autres», dit-elle.