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Les fouilles archéologiques se poursuivent à Wôlinak et Bécancour


Publié le 10 août 2017

L'archéologue Geneviève Treyvaud et le directeur du Musée des Abénakis, Mathieu O'Bomsawin, devant l'Île aux Sauvage, avec de vieilles cartes de Wôlinak.

©(Photo TC Media - Sébastien Lacroix)

ARCHÉOLOGIE. Depuis le 1er août et jusqu'au début octobre, au centre du village actuel de Wôlinak et dans la municipalité de Bécancour, en bordure de la rivière Bécancour, le projet de fouilles archéologiques W8linaktekw: la rivière abénakise se reconduira pour faire suite au travail de recherche effectué l’été dernier.

La campagne de 2017 permettra la vérification des hypothèses reposant sur le déplacement des villages abénakis et des missions. Les travaux permettront aussi de mieux documenter les modes de vie et l’utilisation du territoire par la Première Nation des Abénakis depuis la fin de la préhistoire jusqu’à aujourd’hui.

Les sources historiques mentionnent l’existence d’un village Abénakis et d’une mission aux abords de la rivière Bécancour. Sa découverte constituerait un précédent historique puisque la mission de Wôlinak, tout comme celle d’Odanak, a joué un rôle stratégique dans l’histoire de la Nouvelle-France. Les objectifs de ces recherches sont multiples; elles permettront d’abord de documenter plus clairement le passé des missions jésuites puis de répondre à des questions précises telles que la reconstitution de la diète alimentaire, la présence de cultigènes anciens, les échanges entre les colons et les Abénakis ainsi que le développement de la Seigneurie de Bécancour et de ses environs.

Le projet est sous la direction de Geneviève Treyvaud, Docteure en archéologie et chercheuse postdoctorale à l’Institut national de recherche (INRS-ETE) et chercheuse associée au CELAT (ULAVAL). L’équipe de fouilles archéologiques est composée d’étudiants en archéologie de l’Université Laval et d’une jeune étudiante de la Première Nation abénakise.

Le Musée des Abénakis est le promoteur du projet archéologique W8linaktekw: la rivière abénakise, qui pourrait s’échelonner sur plusieurs années si des découvertes majeures sont réalisées. Ces dernières permettront d’enrichir la collection archéologique dont dispose l’institution muséale, puis seraient exposées au public.