Un voyage au fond du fleuve avec un aventurier des mers

Sébastien Lacroix sebastien.lacroix@tc.tc
Publié le 22 juin 2015

EXPOSITION. Le Centre de la Biodiversité du Québec accueillait le biologiste et cinéaste Jean Lemire pour le dévoilement en grande pompe d'une toute nouvelle expérience immersive sur le fleuve Saint-Laurent.

La salle hôte de cette nouvelle exposition a d'ailleurs été nommée «Espace Jean Lemire» en l'honneur du biologiste originaire de Drummondville qui poursuit ses aventures sur les mers du monde à titre de chef de mission du voilier Sedna IV pour documenter la biodiversité de la planète.

«Voyage au fond du Saint-Laurent» est un concept novateur qui met à profit la technologie numérique pour mieux comprendre la richesse et les secrets du fleuve Saint-Laurent. À l'aide d'une tablette, elle est guidée par un animateur du Centre de la biodiversité qui projette des images sur les murs et donne des explications sur la biodiversité du fleuve et de son estuaire. Elle comporte aussi un plancher interactif.

L'exposition est accessible à tous les groupes d'âges, puisqu'elle comporte plusieurs versions. Elle peut être à la fois ludique pour les enfants, plus sérieuse pour les adultes avec une série de 70 espèces de poissons, ou encore avec des données scientifiques pour des étudiants universitaires.

Cette exposition prend place dans la salle de projection «Espace Quatre Saisons», inauguré après un agrandissement qui a nécessité des investissements de 1,5 million $, en 2009. La salle était initialement vouée à une projection sur le fleuve Saint-Laurent et le lac Saint-Pierre.

Avec l'expérience immersive de l'Espace Jean Lemire, le Centre de la biodiversité estime qu'il sera en mesure de susciter l'émerveillement, stimuler l'imaginaire, en plus de resserrer son lien avec le fleuve, d'être un port d'attache à fort potentiel pour la Route des navigateurs et de devenir un produit majeur sur la rive sud du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec.

Il faut dire que depuis 2009, l'achalandage est passé d'à peine 10 000 visiteurs, à un record de 25 600, l'an dernier. D'où la nécessité de développer un produit pour actualiser ses thématiques afin de développer une approche culturelle en matière d'éducation et d'environnement.

Éduquer pour changer le monde

Pour Jean Lemire qui estime qu'il est grand temps d'agir avant que la biodiversité de la planète atteigne un point de non-retour, un projet comme celui du Centre de la Biodiversité est une façon d'éduquer pour changer les mentalités.

«Il faut trouver des solutions et ça passe par l'éducation, d'où l'importance d'un Centre comme ici. Parce qu'il faut travailler localement pour que les changements puissent se rendre à un niveau international et global, fait-il valoir. Les jeunes seront les décideurs de demain. C'est important pour qu'on leur lègue une information, qu'on leur donne les moyens de comprendre l'état de la biodiversité».

De nombreux experts ont participé

L'exposition a rassemblé toute la communauté des plongeurs et plongeuses du Québec sous la directrice artistique, réalisatrice et scénariste, Christine Tremblay. De nombreux experts ont aussi ajouté leur savoir et leur dextérité à l'équipe. L'exposition est une production de Studio Plasma et une idée originale de Simon Lebrun et Vincent Iglesias, qui est aussi l'un des producteurs exécutifs avec Yanik Daunais.

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