Le renouvellement du financement et l’élargissement du financement a été confirmé en conférence de presse par Jacques Caya, secrétaire du CQI; Isabelle Bittar, directrice générale de l’organisme; Raymond Laflamme, de la CRÉCQ; Catherine Gervais, conseillère à l’exportation, et Vincent Bourassa, directeur régional au MDEIE.
L’exportation a un nouveau nom : Carrefour Québec international
Le nouvel organisme est actif sur un territoire élargi
Après s’être appelé Corporation de développement international Centre-du-Québec à ses débuts, voilà que Centre-du-Québec international, un organisme régional voué à la promotion et au soutien à l’exportation des entreprises centricoises, devient Carrefour Québec international (CQI), actif désormais des deux côtés du fleuve Saint-Laurent.
S’il est vrai que changer de nom à trois reprises en un peu plus de dix ans a pu jouer en défaveur de l’organisme pour bien se faire connaître aux quatre coins de la région 17, il n’en demeure pas moins que son expertise, elle, est reconnue. À preuve, des entrepreneurs de la région de la Mauricie, qui n’avaient plus accès à du soutien à l’exportation depuis quelques années, ont fait des pressions pour que le territoire de Centre-du-Québec international soit élargi, d’où le changement de nom.
«C’est une très grande reconnaissance pour nous», a indiqué le secrétaire du conseil d’administration de Carrefour Québec international, Jacques Caya, des Industries Jaro.
Le directeur régional au ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), Vincent Bourassa, confirme que les besoins étaient criants en Mauricie, lui qui y a assuré l’intérim de la direction régionale de son ministère jusqu’en décembre dernier.
M. Bourassa soutient que les services de première ligne offerts par l’organisme sont complémentaires à ce qui est proposé par son équipe et les centres locaux de développement.
Voilà pourquoi la direction régionale du MDEIE vient de renouveler le financement du Carrefour Québec international jusqu’en 2010, à hauteur de 60 000 $ par année. La Conférence régionale des élus Centre-du-Québec (CRÉCQ) a également consenti à verser 180 000 $ à l’organisme sur une période de trois ans. Leurs pendants mauriciens en feront de même, ce qui viendra consolider les assises financières du CQI.
«Idéalement, on aimerait avoir trois ressources dans chaque région. Actuellement, quatre personnes font partie de notre équipe. On veut vraiment nous faire connaître avec ce nouveau nom. La transition se fait bien : l’acronyme reste le même; les courriels et l’équipe aussi», a précisé la commissaire à l’exportation et directrice générale du Carrefour Québec international, Isabelle Bittar.
Mission commerciale en Finlande
Bon an mal an, les activités et services du CQI rejoignent 150 entreprises. Ses déjeuners d’information sont notamment populaires, a indiqué Catherine Gervais, conseillère à l’exportation.
«On a une bonne participation des entrepreneurs. Les sujets abordés répondent à leurs besoins. On modifie d’ailleurs le calendrier en fonction de leurs préoccupations», a-t-elle souligné.
Toujours dans le but de bien outiller les entreprises, des clubs d’exportateurs ont graduellement fait leur apparition depuis deux ans. Ceux-ci permettent notamment aux participants de trouver des solutions communes et des pistes d’action, tout en échangeant sur leur réalité et en développant une synergie.
Par ailleurs, notons que le CQI projette d’accompagner des entrepreneurs de son territoire lors d’une mission commerciale prévue en Finlande, en janvier 2009. Ce pays a été identifié puisqu’il recèle plusieurs débouchés.
«Les économies du Québec et des pays scandinaves sont semblables, a noté M. Gervais. On regarde pour le marché des équipements agricoles. La mission se ferait conjointement avec des entreprises de la Montérégie. On aurait même la possibilité de faire un arrêt en Russie pour voir les opportunités d’affaires.»
D’ici là, le Carrefour Québec international prendra part à Futurallia 2008 (20 au 22 mai), à Québec, en compagnie d’une dizaine d’entreprises des régions Centre-du-Québec et Mauricie. Pour elles, il s’agira d’une belle occasion d’établir des alliances stratégiques, commerciales, financières et technologiques à peu de frais.