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Le Courrier Sud
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Ils se sont exprimés sur la santé de l'information au Centre-du-Québec

Article mis en ligne le 20 février 2008 à 10:34
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Ils se sont exprimés sur la santé de l'information au Centre-du-Québec
Le président du Conseil de presse du Québec, Raymond Corriveau, semble satisfait de la qualité et de la pertinence des échanges s'étant déroulés au Centre-du-Québec.(Photo :Claude Demers)
Ils se sont exprimés sur la santé de l'information au Centre-du-Québec
Le Conseil de presse s'est arrêté à Drummondville, le 14 février, pour écouter divers intervenants et citoyens sur la qualité de l'information au Centre-du-Québec. Pour lui, le but de cette tournée n'est pas de faire des «bons» ou des «méchants», mais d'arriver avec des solutions pour que les gens soient bien informés.
Dans le cadre de sa tournée régionale, le Conseil de presse a rencontré des intervenants socio-économiques, le matin, et le public, le soir.

«C'est curieux parce que ce que les gens ont abordé le soir, c'est à peu près la même affaire que ce qui était ressorti auprès des décideurs socio-économiques le matin», a souligné Normand Corriveau, président du Conseil de presse du Québec.

Un premier problème a été soulevé en ce qui a trait à l'esprit régional, compte tenu du fait que le Centre-du-Québec n'a pas de véritable centre, mais se trouve plutôt divisé en trois pôles qui sont Drummondville, Victoriaville et Nicolet.

Le problème étant qu'aucun média ne couvre entièrement le territoire centricois, ce qui complexifie le travail de ceux qui doivent intervenir à l'échelle de la région administrative.

«Les gens nous expliquaient que c'était assez particulier de devoir publier trois communiqués et de les adapter à chacun des milieux», a-t-il relaté.
L'obstacle de la ruralité
L'aspect rural de la région fait en sorte que certains secteurs sont boudés par des compagnies de câblodistribution, ce qui incite les citoyens à se munir d'antennes satellites.
En conséquence, bon nombre de Centricois reçoivent des nouvelles des grands centres au lieu d'être alimentés par leur station régionale.

Un problème semblable concerne aussi Internet. «Les gens nous disent que c'est un outil essentiel au développement, mais la haute vitesse est loin d'être installée partout…», a transmis M. Corriveau.

En lien avec la petitesse des milieux, la trop grande proximité des acteurs a été évoquée, voulant que ce soit une poignée de personnes qui décident à peu près de tout. Au dire des commentaires émis, cette influence irait jusqu'à se faire sentir dans la couverture d'événements.

En outre, un plus grand nombre de journalistes est souhaité.
En manque de rétroaction
Le fait que les hebdomadaires ne publient plus d'éditoriaux a également été déploré. «Des gens se demandent si c'est parce que ça dérange, a-t-il rapporté. Comme décideurs, ils aimeraient avoir une rétroaction et le rôle de l'éditorial joue ça.»
Pour illustrer ce besoin de «feed-back», le président a spécifié qu'au moins deux représentants de députés ont assisté à la rencontre. «Ils voulaient écouter ce qui se disait, ce que les gens avaient à dire», a-t-il noté, précisant que le Conseil ne se mêle pas de politique.

Comme la tournée s'était auparavant arrêtée à Trois-Rivières, le 7 février, M. Corriveau a relevé des points communs aux deux régions, en donnant en exemple la faible qualité de la langue et le peu d'information diffusée dans les stations de radio.

Quant à savoir s'il jugeait la participation satisfaisante, considérant que l'activité se déroulait, à Drummondville, à l'occasion de la Saint-Valentin, le président estime que la rencontre a donné lieu à des échanges intéressants.

À noter que la forme que prend cette consultation est variée. «Des gens précèdent leur présentation par des documents déposés au Conseil. D'autres continuent leurs interventions avec des documents complémentaires», a informé le président.

Chose certaine, un résumé global de cette tournée se retrouvera sur le site Web www.conseildepresse.qc.ca.

Des suites à donner pourraient finalement avoir lieu. «Si tout le monde en région souhaite qu'il y ait plus de journalistes, le signal est fort (…) S'il y a des problèmes soulevés et que les entreprises de presse peuvent faire quelque chose, on va aller les voir. On va aller voir les gouvernements s'ils peuvent aussi contribuer aux solutions», a-t-il conclu.

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