Mgr Raymond St-Gelais, évêque du Diocèse de Nicolet, invite les gens à être partie prenante du regroupement des paroisses. Photo Le Courrier Sud
«On ne peut pas rester cramponné au passé» -Mgr St-Gelais
Les paroisses du diocèse devront faire face à un important réaménagement
«Si on maintient le modèle actuel on va vers l’extinction», lance Monseigneur Raymond St-Gelais, évêque du diocèse de Nicolet. Avec une diminution du nombre de prêtres, les églises qui vieillissent, le nombre de fidèles qui décroit et des situations financières difficiles, les paroisses doivent faire face à la réalité. D’ici les cinq prochaines années, elles sont appelées à effectuer de grands changements où elles joueront rien de moins que leur survie.
Le diocèse de Nicolet a déposé cette semaine son plan quinquennal sur l’avenir des paroisses. Bien que la situation semble alarmante, Mgr St-Gelais se fait rassurant sur la situation, invitant les gens à être partie prenante des orientations de l’Église de Nicolet. Les objectifs de cette restructuration sont de regrouper les ressources humaines et financières en de nouvelles paroisses pour répondre à l’urgence de l’évangélisation dans l’Église de Nicolet ainsi que de faire advenir des communautés qui puisent à l’Évangile leur élan missionnaire.
La nouvelle paroisse intégrera les paroisses préalablement existantes et formera une nouvelle entité paroissiale. À partir de la suppression canonique des paroisses existantes sera érigée une nouvelle paroisse avec une seule assemblée de fabrique. Cela signifie aussi que les anciennes paroisses deviendront des communautés locales dans la nouvelle paroisse.
«Il ne s’agit pas de faire mourir les petites communautés, indique Mgr St-Gelais, il s’agit de les vitaliser et les mettre en communion les unes avec les autres pour une action concertée et pour bâtir des projets d’évangélisation communs.»
Notons que ce mouvement a déjà été amorcé en milieu urbain à Victoriaville et Drummondville.
Fermeture d’églises?
L’objectif de ce regroupement de paroisses n’est évidemment pas de fermer des églises, mais Mgr St-Gelais ne cache pas non plus que cette avenue est plus que probable. «Même si les églises disparaissent, on devra s’assurer d’un lieu de rassemblement pour les célébrations liturgiques et pour répondre aux besoins locaux», dit-il.
D’ici la fin du mois de mars, les marguillers auront d’ailleurs à remplir un document qui fait état de la santé des bâtiments de chacune des paroisses. Cette grille d’analyse permettra de discerner la réalité paroissiale et l’avenir des immeubles, incluant des partenariats possibles avec des organismes du milieu.
Un commencement
Tous ces changements ne se feront pas demain matin. «L’année 2008-2009 servira à s’arrêter pour regarder les enjeux du milieu et les projets à développer», ajoute l’évêque.
D’ici 2011, toutes les paroisses du diocèse seront appelées à vivre la démarche d’étude et de discernement en vue de la création de nouvelles paroisses. Celles qui ont déjà amorcée la démarche seront encouragées à poursuivre.