À l’avant, Jean Beauchemin, Kévin Bergeron et Johane Filiatrault qui sont entourés de ceux qui jouent les humains dans l’opéra rock «Les belles histoires des pays du Bas»
Changer le monde avec un opéra rock
Par Samuel Bergeron et Fanny Bourdages
«Les belles histoires des pays du Bas», un opéra rock initié cet été par les Ouvriers de paix du Bas-St-François, est en train de prendre forme. La troupe d’une trentaine de personnes espère qu’elle pourra présenter sa pièce en novembre prochain.
Depuis quatre ans, le projet d’un opéra rock qui dénonce les problèmes de société et qui donne espoir à un monde meilleur hante l’esprit des producteurs Jean Beauchemin et Johane Filiatrault. «On rêve d’un monde de paix, d’amour et de fraternité et on croit pouvoir y arriver en utilisant les arts», affirme Mme Filiatrault. «On vise les jeunes parce qu’ils ont cette folie naturelle de vouloir changer le monde et on sent que le temps est mûr pour un monde meilleur», ajoute de son côté M. Beauchemin.
Dans le but d’aider les jeunes à se lancer dans ce qu’ils aiment, Johane Filiatrault a attendu que les acteurs, âgés entre 8 et 30 ans, soient sélectionnés avant d’écrire l’histoire pour que les rôles soient écrits sur mesure. «C’est une chance pour les participants de vivre une expérience valorisante qui leur permet de développer leur potentiel et d’encourager leur passion», explique l’auteure.
Le titre est un clin d’œil aux histoires des pays d’en haut qui, à certains moments, feront irruption dans la pièce. L’histoire est écrite sur un thème apocalyptique et met en scène des humains influencés par les sept péchés capitaux, qui représentent les problèmes de la société actuelle et les esprits qui sont source de lumière et d’espoir.
«On constate un second souffle des mouvements sociaux un peu comme celui du peace and love sans ses excès», dit Jean Beauchemin en faisant un parallèle entre l’histoire et la réalité.
Mettre en valeur le talent d’ici
Kévin Bergeron a été engagé par les Ouvriers de paix pour faire la mise en scène. Malgré son âge, le jeune de 17 ans de Nicolet en est à sa quatrième expérience en tant que metteur en scène. Il ne se gêne pas pour dire que son idole est Denise Filiatrault et qu’il a adopté le même style direct avec les acteurs. «Je n’ai pas de problème avec la discipline parce que les acteurs ont la volonté d’offrir un produit de qualité, mais il est important que tout le monde ait du «fun» et je crois qu’on réussit à garder un bon équilibre entre les deux», assure le metteur en scène. Il est assisté par Alex Desmarais, un passionné de théâtre de quatrième secondaire, qui est engagé grâce au programme Emploi Été Canada.
Pour assurer le côté musical du spectacle, une étudiante en musique, au cégep, supervisera ceux qui doivent chanter et jouer la musique. Sur scène, les musiciens joueront devant le public en même temps que les chanteurs. Aucune trame sonore préenregistrée ne sera utilisée. Le répertoire musical sera composé de chansons d’époque et modernes. Une composition d’Elsa Leblanc, une chanteuse de Nicolet, complètera le tout.
Par ailleurs, les costumes, les masques et les décors ont été confectionnés par Rachel Filiatrault, une costumière professionnelle. Depuis six mois, les costumes sont en préparation et ils sont sur le point d’être finalisés. Chaque mardi, une équipe des Ouvriers de paix se réunit à St-François-du-Lac pour concevoir les décors que la responsable a imaginés. Tous ces gens qui travaillent sur l’opéra rock souhaitent monter sur la scène du Théâtre Belcourt au mois de novembre et faire une tournée dans les écoles secondaires par la suite.